Aller au contenu principal

Anthropologie des prédations foncières

by sur 10 octobre 2017

A partir des différentes journées d’étude que CORENS a organisées (notamment grâce à l’appui du Conseil départemental du Pas-de-Calais) ou auxquelles ses membres ont participé, un ouvrage collectif vient d’être publié aux Editions des Archives Contemporaines.

N’hésitez pas à le commander, soit auprès de CORENS, jeanpierre.bethune@free.fr ou mleclercolive@gmail.com, soit auprès des EAC (http://www.archivescontemporaines.com/)

https://i1.wp.com/iris.ehess.fr/docannexe/image/3601/leclercolive-predations.png

Depuis le tournant des années 2000 l’extraction des matières premières (pétrole, or, métaux rares, etc.) a connu une croissance sans précédent, bouleversant les écosystèmes locaux dans les zones où ces industries s’installent ; des opérations commerciales à grande échelle accaparent des terres paysannes et de grandes agences de coopération soutiennent des programmes de modernisation de la

production agricole qui finissent par priver des communautés villageoises de leurs terres. Et, alors que ces mutations n’entraînent que désarroi, déracinement et paupérisation, les logiques économiques et financières qui les préconisent, se prétendent inéluctables. Ces politiques sont en effet formulées le plus souvent dans un appareillage théorique qui entrave l’élaboration de problématique alternative.

Cet ouvrage poursuit donc un double objectif. D’une part, en réunissant des analyses anthropologiques de situations très diverses (Asie, Afrique, Amérique latine), il montre la similitude (et la complexité) des situations locales où des populations, soutenues ou non par les pouvoirs locaux, par des associations, des ONG, des instances publiques, affrontent (ou composent avec) les stratégies des entreprises étrangères et les politiques de l’Etat, en accordant une attention particulière aux mutations des argumentaires et des dispositifs de « gouvernance » autour des objets de conflit (terre, eau, environnement, richesses minières, etc.). En donnant à connaître l’histoire de ces confrontations, parfois longue de plusieurs décennies, cet ouvrage espère transmettre au lecteur un peu de l’expérience vécue par ces populations souvent oubliées par les récits médiatiques. D’autre part, conscient que nos habitudes de pensée confèrent la prééminence aux formules élaborées par ces économies extractivistes elles-mêmes – telle la notion de mine durable, par exemple –, cet ouvrage entend également dénaturaliser ces catégories qui formatent le sens commun et conditionnent l’acceptabilité sociale de ces pratiques prédatrices : sont en jeu non seulement l’avenir de ces sociétés, mais celui de toute la planète.

Publicités

From → Activités

Laisser un commentaire

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :