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La Route de l’Or du Mali

by sur 9 janvier 2017

Une caravane venant des communes de SADIOLA, DIALAFARA & SITAKILY souhaite se faire entendre par la présidence de la République 
A quand la route de l’or ?

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par Droits Ici Et Là-bas (DIEL)

Route du poisson, Route du maraîchage ; Route des mangues … C’est la  grande mode au Mali. Mais alors, à quand « La route de l’or », chez nous, dans notre commune de Dialafara !
Bornée à l’est par la falaise de Tambaoura et à l’ouest par le fleuve Falémé, nos communes sont entourées par 5 mines d’or industrielles : 2 dans la commune de Sadiola au nord, 3 dans celle de Sitakily et de dans celle de Kéniéba au sud.
Depuis 20 ans, les populations de nos communes vivent dans la poussière des pistes soulevée par le va-et-vient incessant des énormes camions de l’industrie de l’or. Nos enfants vivent continuellement dans la poussière et des maladies pulmonaires se développent chez la majorité d’entre eux pouvant aller pour certains jusqu’à leur décès !
Pourtant, nous sommes au Mali, où déjà en 1324, Kankou Moussa, dixième « mansa » (roi des rois) de l’Empire du Mali, lors de son célèbre pèlerinage à La Mecque, à Médine et au Caire, y dépensera tant d’or qu’il provoquera une chute soudaine du cours de l’or. Cette chute durera dix ans et ruinera de nombreuses personnes !
Actuellement, le Mali est toujours le troisième plus grand producteur d’or sur le continent après l’Afrique du Sud et le Ghana.

Et en 2012, la Chambre des mines du Mali a déclaré : « L’or est depuis bientôt dix années consécutives, le premier produit d’exportation du Mali, loin devant le coton et le bétail sur pied. Ainsi, l’apport du secteur minier (l’or) à l’économie nationale est estimé en 2012 à 415,23 milliards FCFA contre 350,80 en 2011 ». Selon les chiffres de l’Institut national de la statistique (Instat) la production d’or en 2015 est de 50 tonnes : 46 en production industrielle et 4 en extraction artisanale, à savoir l’orpaillage, sur plus de 350 sites, « placers », et occupant plus d’un million de personnes selon le ministère des mines.

Mais notre population, faute de routes carrossables, est isolée, délaissée par l’état et les « forces de l’ordre ». De plus, la découverte de filons d’or dans nos 3 communes a provoqué l’arrivage massif d’orpailleurs traditionnels mais également de malfaiteurs. La population est devenue la proie du banditisme et se retrouve en totale insécurité car les attaques de brigands se multiplient et deviennent de plus en plus violentes : déjà 6 personnes de tuées en 2014/2015 et de nombreux blessés, parfois très graves, sans qu’aucune autorité n’intervienne pour les protéger ou les préserver de ce danger.
Et tout cela, sans compter qu’il n’existe aucun hôpital digne de ce nom, aucune Ecole de Mines, que la flore, la faune et l’écosystème sont détruits par l’exploitation minière, que l’eau se raréfie et les nappes phréatiques sont polluées, que le commerce et l’artisanat tendent à disparaitre, que l’agriculture est abandonnée par les populations et que la sauvegarde de l’environnement et le développement durable sont quasi inexistants.
Depuis des années, nous adressons en vain lettres et pétitions au Gouvernement, mais cet or qui enrichit le pays, ne nous apporte que maladies, décès et agressions ! Cela ne peut plus durer ! Il y a urgence à agir !
A quand une « Route de l’or » financée par l’État, réalisée par les habitants de nos villages, comme chez nous, dans notre commune de Dialafara !
Nous avons déjà réalisés trois tronçons pour montrer notre savoir-faire dans 3 villages.
L’argent malien profitera enfin aux familles maliennes !
Cette route sera le prélude à un réseau d’infrastructures routières, condition d’un véritable décollage économique, non seulement pour nos villages mais pour toute la région !
Les principaux groupes miniers industriels actifs dans le pays sont le britannique Randgold Ressources, qui exploite les mines de Loulo-Gounkoto et Morilla. Sur ce dernier site, il est associé au sud-africain AngloGold Ashanti, qui développe également les mines de Sadiola et Yatela (avec le canadian IamGold).
Les communes de SADIOLA, DIALAFARA & SITAKILY , soutenues par la CISPM,
DEMANDENT LA RÉCEPTION D’UNE DÉLÉGATION DE 15 PERSONNES DE CES 3 COMMUNES AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU MALI.

From → Activités

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