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Rencontres cinématographiques

by sur 29 novembre 2016

Pour un cinéma citoyen

Aire-sur-la-Lys 2, 3 et 4 novembre 2016

Bilan d’une première expérience

 Rappel

Ce programme de Rencontres Cinématographiques a fait l’objet de nombreux échanges exploratoires à partir du printemps 2015, notamment avec

Jean-Pierre Boens, président de l’Office du Tourisme d’Aire-sur-la-Lys, Anne Lidove directrice de Cinéligue, Benoît Lecolley, directeur de l’AREA, Philippe Colle, adjoint à la culture et à l’enseignement de la ville d’Aire-sur-la-Lys, Francine Wallaert du CDSI de Boulogne et Brigitte Millecamps, présidente de l’association Les amis  de Montreuil et de son pays et de l’association Manifest’Action de Montreuil.

Ces Rencontres Cinématographiques, qui bénéficient du soutien financier du Conseil Départemental du Pas-de-Calais, espèrent constituer la première étape vers la consolidation d’une présence pérenne du cinéma citoyen dans le département.  

Après avoir envisagé de lancer cette nouvelle activité de CORENS simultanément dans trois communes du Pas-de-Calais, nous avons choisi cette année Aire-sur-la-Lys pour ces qualités d’accueil et de proximité des collégiens et du public  Airois.  Nous proposons de présenter l’année prochaine un projet plus élaboré à nos interlocuteurs(trices) d’autres collectivités.

Programme retenu pour le cycle 2016

Plusieurs appellations ont été proposées. Depuis Africiné (titre auquel il a fallu renoncer : c’est le nom du site de la Fédération Africaine de la Critique Cinématographique), suivi par Afrikiné, puis Afrique-Orient. Ce dernier titre a finalement été très peu utilisé : l’un des films programmés concernait les migrations vers les USA, au départ de l’Amérique latine. Peut-être est-il plus judicieux de ne pas introduire de spécification, ni géographique, ni thématique : Pour un cinéma citoyen, suffit peut-être.

2 novembre 2016

Projection de Timbuktu d’Abderrahmane Sissako (2014), dans le cadre du programme Arts et essais de l’AREA, suivi d’un débat avec le public, animé par CORENS autour d’un pot de l’amitié.

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Environ 40 personnes ont assisté à la projection et la moitié d’entre elles au débat.

Deux thèmes principaux ont été abordés au cours de ces échanges :

a) l’activité de CORENS replacée dans le contexte de la politique nationale et régionale de coopération depuis le milieu des années 1990.

b) la situation actuelle dans la partie nord du Mali

3 novembre 2016

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Projections (matinée et après-midi) de La cour de Babel de Julie Bertuccelli (2013). Tous les élèves de 6ème et 5ème (355 élèves) du collège Jean Jaurès ont pu assister à cette projection. Les enseignants ont intégré cette activité dans leur programme pédagogique, notamment en procédant à une enquête sur les classes d’accueil et sur les dispositions prises par les enseignants lorsque de telles classes ne sont pas ouvertes dans leur établissement. Les élèves sont également invités à se documenter sur la Tour de Babel, son histoire et ses récits.

4 novembre 2016

Projections (matinée et après-midi) de Rêves d’or (La jaula de oro) de Diego Quemada-Diez (2013). Tous les élèves de 4ème et 3ème du même collège ont assisté à cette projection (335 élèves).

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Là encore, les professeurs (d’histoire et géographie) ont pu associer cette activité au programme de ces classes qui ont à travailler sur les migrations.

De plus, le contexte régional – avec notamment le démantèlement du bidonville de Calais – et le camp de réfugiés de Norrent-Fontes (à 7 km d’Aire) rendent la réflexion citoyenne sur les migrations indispensable. Dans l’ensemble, il semble que les élèves aient apprécié les deux films proposés.

En choisissant un film de fiction, tourné dans un autre environnement géographique et historique, l’idée était à la fois de faciliter la réflexion en permettant au spectateur de prendre une distance par rapport à des situations souvent insoutenables et de montrer que cette “obligation” migratoire est partagée par de très nombreuses populations partout dans le monde.

Monsieur Benoît Lecolley, directeur de l’AREA, a eu la gentillesse d’accueillir dans l’entrée de l’AREA, l’exposition de photos de Marie Bourdeau, «Histoires de papiers, parcours de migrants».

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Nous lui renouvelons nos remerciements, il a porté avec grande compétence la logistique liée à la projection de ce programme et l’accueil des publics.

On notera qu’à chacune de ces séances, des adhérents du CSCI étaient présents. Ce qui porte à environ 60 le nombre d’adultes touchés par cette initiative.

Le collège Sainte-Marie ne pouvait libérer les élèves aux dates choisies, mais souhaiterait pouvoir bénéficier d’une initiative semblable en une autre occasion.

Une rencontre avec les enseignants du collège Jean Jaurès, a permis de faire plus ample connaissance, de commenter ensemble cette première expérience, et de partager quelques idées pour l’avenir.

Affichage des Rencontres Cinématographiques

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A l’office du tourisme d’Aires sur la Lys

Quelques commentaires d’élèves donneront une idée de leur sentiment à l’issue de la projection.

La cour de Babel

Commentaires d’élèves de 5ème :

“Oui, ce film m’a plu car ce sont des ados qui se rencontrent dans une même classe et qui ne parlent pas la même langue. Mais tous sont là dans le but d’apprendre le français et de faire un métier. Mais je n’ai pas aimé quand la maîtresse reçoit les parents des élèves, car je trouvais ça long.”

“Je n’ai pas trop aimé, mais j’ai quand même aimé. Car j’aimais quand ils se serraient dans les bras. Et je n‘aimais pas l’ensemble du film.”

“Le film ne m’a pas plu car je n’aime pas les documentaires”.

“Oui, car les documentaires en film, j’adore ; et c’était triste à la fin et à peu près au milieu”.

“C’était bof. Ce qui ne m’a pas plu c’est qu’il y avait des disputes et ce qui m’a plu il y avait plein de nationalités”.

“Non, je n’aimais pas car c’était trop émouvant ; il y a une partie très courte qui m’a plu c’est quand la fille chantait”.

Rêves d’or

Commentaires d’elèves de 4ème :

« J’ai découvert la solidarité entre eux et des fois non. »

« J’ai aimé ce film car il nous montre leurs conditions de vie. Ils ne vont pas à l’école. Ils n’hésitent pas à prendre beaucoup de risques pour avoir une meilleure vie. J’ai appris qu’ils n’avaient pas les meilleures conditions de vie du Monde. A 10 ans, ils sont prêts à tout pour avoir un travail, une vie meilleure. »

« J’ai aimé parce qu’il y avait de l’aventure. »

« J’ai appris des choses au sujet des migrants. Ils sacrifient toute leur vie et leurs économies pour essayer de rejoindre le Nord. »

« Je n’avais jamais vu de film dans une autre langue que le français. L’histoire m’a plu. J’ai appris que la vie des migrants n’est pas facile et qu’ils doivent surmonter de dures épreuves. »

« J’ai appris comment font les personnes pour aller dans des pays riches et tout ce qui se passe le long du trajet. »

« Je n’ai pas vraiment aimé car il n’y a pas beaucoup de paroles et le film était en espagnol. Sinon, l’histoire était assez bien expliquée. »

« Je n’ai pas aimé car au début ils étaient quatre et, à la fin, il n’en restait plus qu’un. En plus, le film était en espagnol. J’ai appris que ceux qui veulent aller en Amérique et qui n’ont pas d’argent doivent avoir du courage. »

« J’ai bien aimé car ça nous a permis de voir autre chose que ce que l’on vit. »

« J’ai appris que, nous, quand on n’a pas quelque chose, on est malheureux. Eux, ils ont très peu d’argent, ils vivent dans des maisons avec des matériaux récupérés alors que, nous, nous vivons dans des endroits confortables. »

« J’ai aimé ce film car j’ai pu voir que dans les pays pauvres, la vie est très compliquée. Le film a été très bien réalisé. Les acteurs ont très bien joué. J’ai appris que la police mexicaine était très dure, que les femmes migrantes sont maltraitées par rapport aux hommes. »

« J’ai appris que les migrants risquaient leur vie pour franchir la frontière et avoir une vie meilleure. »

« J’ai aimé ce film. Il nous a appris comment les migrants passaient les frontières et comment ils vivaient. J’ai appris qu’ils étaient confrontés à d’énormes risques. »

« J’ai aimé ce film car ce sont des enfants qui ont à peu près notre âge. Dans leur pays, c’est dur et ils veulent aller aux États-Unis par leurs propres moyens. J’ai appris que tout le monde n’a pas la même chance que nous. Avoir de l’argent est, pour eux, difficile. »

« Ce film m’a plu car ça nous montre la réalité sur les migrations. J’ai appris qu’il ne faut pas se moquer des conditions de vie des émigrés. »

« Ce film m’a plu car ils se sont sauvés de leur propre ville. Ils ont vécu une aventure tragique parce que leur compagnon est reparti dans la ville, la fille s’est fait enlever et l’Indien se fait tuer par un snipper à la fin du film. Le film ne m’a rien appris mais c’était bien. »

« Ça ne m’a pas trop plu car il y a beaucoup de moments passés sur des trains. L’histoire se termine et on ne sait pas la fin. J’ai appris qu’on peut toujours essayer d’accomplir ses rêves. »

« Je n’ai pas aimé ce film car il n’y avait pas assez de dialogues. J’ai appris que ça n’est pas parce que, à un moment de notre vie, on vit mal, que ça sera comme ça toute notre vie. »

« J’ai aimé ce film car ça nous permet de comprendre comment vivent les migrants et comment ça se passe en ce moment dans notre pays. J’ai appris comment vivaient les migrants et ce qu’ils devaient subir pendant le trajet. »

« J’ai aimé ce film car il nous explique comment vivent les gens. J’ai appris qu’il ne faut pas rejeter les gens, qu’il faut s’entraider et que ça n’est pas toujours facile dans d’autres pays. »

« Ce film m’a plu car il y avait de l’action. J’ai appris qu’il fallait partager ce qu’on avait avec ceux qui n’ont rien, qu’il fallait protéger ceux qu’on aime. »

« Ce film m’a plu car il montre des faits réels. Mais c’est dur de suivre en lisant les sous-titres. Il m’a montré ce qu’enduraient les migrants durant leurs migrations. »

« Le film ne m’a pas plus car ça me dégoûte de voir qu’ils sont pauvres. J’ai appris que les migrants avaient faim car ils volaient des choses sans les payer. Ils n’avaient jamais à manger. »

« Ce film m’a plu car on voit que, dans certains pays, c’est la misère. Pour fuir leur pays, ils doivent traverser beaucoup d’épreuves. J’ai appris que, dans le monde, certains pays n’ont pas de respect pour les enfants. C’est triste de se faire battre par un adulte pour traverser un pays ou même le fuir. »

« Le film ne m’a pas plu. C’était très ennuyeux et très répétitif. Le fait qu’il soit en espagnol ne m’a pas plu non plus. J’ai appris que beaucoup de personnes d’Amérique centrale voulaient passer aux États-Unis. »

« Ce film m’a plu car ça parle du rêve d’un enfant. L’enfant a réalisé son rêve. Le film m’a appris qu’il ne faut jamais baisser les bras. Il faut toujours y croire même si il y a des difficultés. »

« Ce film m’a plu car il montre chaque étape du parcours. J’ai appris qu’il ne fallait pas se fier à la première apparence des gens sachant ce qu’ils ont peut-être vécu. »

« Ce film m’a plu car il parle d’une histoire qui pourrait être vraie. Maintenant je connais l’histoire d’un enfant qui vit pire que moi. J’ai appris l’histoire de personnes qui n’ont rien. »

« J’ai appris que la vie est difficile pour les migrants et que les femmes sont embarquées si elles sont attrapées. »

« Le film « Rêves d’or » ne m’a pas plu car il était en espagnol et je n’avais pas le temps de bien lire le sous-titrage donc je n’ai pas pu tout comprendre. Aussi, il n’y a pas vraiment de fin, on ne sait pas ce que la fille est devenue. »

« Le film ne m’a pas plu car j’ai trouvé que la fin était nulle. Le garçon a atteint son rêve mais on ne sait pas si la fille est toujours avec ceux qui l’ont enlevée ou si elle a réussi à s’enfuir. J’aurais aimé que les trois jeunes y arrivent ensemble. J’ai appris que la vie est très dure au Mexique et ça n’est pas simple de traverser ce pays pour atteindre le pays dont on rêve. »

« Ce film m’a plu car j’aime bien comment ils se battent pour aller aux Etats-Unis. J’ai appris que les dangers pour aller aux Etats-Unis en partant du Guatemala sont très nombreux. »

« Je n’ai pas trop aimé ce film. Il était long et pas en français. J’ai appris que la vie au Guatemala était dure et que nous, en France, nous avions de la chance car nous allons à l’école et nous nous nourrissons bien. »

« J’ai aimé ce film car on a pu apprendre des choses. C’était très intéressant. Grâce à ce film, j’ai pu apprendre que, dans certains pays, la population est très pauvre et que les conditions de vie sont difficiles. La vie qu’il pensait avoir aux Etats-Unis est pire que celle qu’il pensait avoir. »

« J’ai appris que les migrants sont maltraités. Ils sont obligés de tout faire dans l’ombre parce qu’on ne veut pas leur donner de titre de séjour. »

« Le film m’a assez plu car c’est intéressant. J’ai appris qu’il faut s’aider entre nous pour réussir à faire ce qu’on veut. »

« Je n’ai pas trop aimé ce film car il y avait beaucoup de passages où il n’y avait pas d’action. Mais, à part ça, c’était bien. Grâce à ce film, j’ai appris que partir de son pays n’était pas facile. Il y a beaucoup de difficultés. Je ne pensais pas que c’était si compliqué. »

Commentaires d’élèves de 3ème :

« Le film m’a plu. Il montre la détresse de certaines personnes qui sont contraintes de quitter leur pays natal pour espérer une vie meilleure. J’ai été touché par ce film, par la fureur des policiers et des forces de l’ordre qui les tuent sans pitié pour les empêcher de passer. C’est injuste. Il ne faut pas fermer les frontières parce qu’après il arrive des évènements comme dans le film. Il faut essayer d’accueillir les migrants. Ca pourrait être nous, à leur place. »

Ce film m’a plu car ça m’aide à comprendre comment les migrants font pour rejoindre d’autres pays et les difficultés qu’ils ont pendant le trajet. J’ai appris qu’ils n’avaient pas d’eau courante, qu’ils vivaient dans un bidonville et qu’ils triaient les déchets, à pieds nus, pour gagner de l’argent. Donc, ils pouvaient attraper différentes maladies. »

« Ce film m’a plu car il donne une leçon de vie. Il m’a fait découvrir la vie des Guatémaltèques qui veulent aller aux Etats-Unis. L’histoire m’a touchée. Grâce à ce film, j’ai appris que la vie dans les pays pauvres est très difficile. C’est dur de se nourrir et certaines personnes sont dures, elles les tuent à la frontière, pour rien. »

« Ce film m’a plu car il montre beaucoup de choses sur ce qui se passe dans le Monde. Ce film parlait d’un sujet difficile à expliquer. Avant, je savais que les migrants devaient traverser un long et difficile parcours mais pas aussi horrible. J’ai appris que, pour un pas, ils pouvaient mourir. »

« Le film m’a plu car il montre la réalité. J’ai appris que les conditions de vie au Guatemala sont difficiles, que les migrants ne sont pas acceptés au Mexique et aux Etats-Unis. »

« Ce film m’a plu car il nous fait comprendre beaucoup de choses dont on n’a pas conscience à notre âge. J’ai appris que les jeunes prenaient énormément de risques pour réussir leur vie. »

« Ce film m’a plu car il fait penser aux difficultés des migrants actuellement pour survivre. Les migrants sont traités différemment, de façon injuste, alors qu’ils sont égaux à nous. »

« J’ai appris avec ce film la réalité, ce que les migrants font pour arriver dans le Pas-de-Calais. J’ai aussi appris qu’ils se faisaient tuer quand ils passaient la frontière d’un autre pays. »

« J’aimais bien mais c’était très triste. J’ai appris que des gens avaient, comme métier, de tuer ceux qui passent les frontières. Les viandes industrielles sont malsaines. J’ai appris comment on tordait le cou des poulets pour les tuer. »

« Le film m’a plu car ça raconte une histoire vraie. J’ai appris que les migrants, quand ils franchissent la frontière peuvent se faire tirer dessus, les femmes sont violées et elles seront sûrement tuées. »

Le point de vue des enseignants

Le collège Jean Jaurès a été invité en septembre par le Collectif Régional pour la Coopération Nord Sud aux Rencontres cinématographiques pour un cinéma citoyen. Nous (enseignants du collège Jean Jaurès) nous sommes concertés pour discuter de cette opportunité culturelle et citoyenne offerte à nos élèves avec M.Sacleux, prinicpal du collège et Mme Cocquempot, principale adjointe. Nous avons été consultés sur le choix des deux films afin que ceux-ci soient adaptés au mieux à nos élèves, ce que nous avons particulièrement apprécié.

Nous avons alors décidé collectivement d’y inscrire l’intégralité de nos élèves, Segpa (Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté) et Ulis (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire) comprises pour différentes raisons.

Tout d’abord, nous exerçons dans un établissement d’éducation prioritaire. La plupart de nos élèves fréquentent rarement les lieux culturels de la commune. Nous essayons donc, dès que nous le pouvons et dès que la proposition présente un intérêt éducatif et culturel, de les emmener au théâtre, au cinéma, au musée.

Ensuite, la question des migrations est particulièrement vive dans notre région. Il semblait important d’apporter à nos élèves un autre regard sur la question que celui véhiculé habituellement dans la société.

De plus, cet intérêt pour la question des migrations est présent depuis longtemps au collège Jean Jaurès. Dans l’établissement, les élèves de Segpa travaillent par exemple depuis plusieurs années en collaboration avec l’association SALAM (Soutenons, Aidons, Luttons, Agissons pour les Migrants et les pays en difficulté) dans le cadre de leur option HAS (Hygiène Alimentation Service) pour collecter des vêtements et les remettre en état avant d’en faire don à cette association qui les distribue aux migrants sur le camp de Grande-Synthe.

Enfin, dans le cadre de nos programmes scolaires, ce partenariat et ces deux projections ont aussi permis d’enrichir nos pratiques pédagogiques en géographie, éducation morale et civique, espagnol et français.

Avant les projections, nous avons présenté à nos élèves les deux films (affiche, synopsis, bande annonce). Après les projections, les élèves de 6ème et 5ème ont travaillé sur le mythe de la Tour de Babel en Français et sur l’accueil d’élèves allophones dans le système éducatif français et au sein de l’établissement dans le cadre des chapitres d’éducation morale et civique « L’éducation, un droit, une liberté, une nécessité », « Différents mais égaux, égalité de droit et discriminations ».

Les élèves de 4ème et de 3ème ont réfléchi sur les enjeux de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique dans le cadre du chapitre de géographie sur les « Mobilités humaines transnationales » et dans le cadre de leur cours d’espagnol.

La projection de ces deux films a ainsi constitué à la fois une sensibilisation à la question des migrations internationales et a permis d’entamer avec nos élèves une réflexion sur l’accueil des migrants dans les pays développés et notamment dans notre région.

Cette expérience cinématographique fait également partie intégrante du parcours d’éducation artistique et culturelle et pourra être présentée à l’oral du brevet, cette année, par les élèves de troisième.

De façon unanime, l’équipe enseignante et la direction de l’établissement espèrent pouvoir continuer ce partenariat avec CORENS l’année prochaine tant les bénéfices pour nos élèves ont été importants comme en témoignent notamment leurs réflexions à l’issue des projections.

CORENS notre point de vue

Nous avons le sentiment que cette initiative a apporté aux jeunes collégiens, souvent originaires de milieux défavorisés, l’occasion de vivre un cinéma qui donne à penser, qui n’est pas pur divertissement. Les divers liens entre les contenus des films et le travail de la classe, assuré par les professeurs du collège, démultiplient l’impact de ces Rencontres Cinématographiques.

Il faudra, à l’avenir, prendre plus de temps pour se rapprocher des associations locales (CSCI, conseil citoyen, etc.) : même si elle n’est formulée qu’après-coup, la demande d’ouverture sur le monde est plus importante qu’il n’y paraît à première vue.

La plupart des collectivités se trouve à la veille de restructurations institutionnelles (formation de communautés d’agglomération regroupant plusieurs communautés de communes de petite taille). Ces changements (effectifs début 2017) induisent des modifications du cadre de l’action culturelle de nos interlocuteurs potentiels dont il faudra tenir compte.

Nous serions ravis de pouvoir réitérer ce type de Rencontres, notamment en diversifiant les disciplines artistiques (musique, littérature, contes, arts plastiques, etc.), en engageant plus tôt la préparation du programme et ce, avec un plus grand nombre de partenaires sur le territoire. Les actions culturelles pourraient déboucher sur une semaine “Afrique” rassemblant divers acteurs de la commune (ou de la communauté d’agglomération) : par exemple, exposition d’art africain dans les vitrines des commerçants de la ville.

Dans ce cadre, il pourrait y avoir place pour une conférence grand-public organisée par CORENS. La projection du documentaire sur Kéniéba pourrait également donner l’occasion de faire connaître l’action du CD62.

Deux publics sont concernés, auxquels sont destinées des actions en partie différentes :

1) la population adulte de la région de Saint-Omer ;

2) la population des collèges (peu ou pas de programmes spécifiques, en tout cas en matière de  cinéma)

Une attention particulière devrait sans doute être accordée aux jeunes, bien qu’il y ait déjà le programme Cinéligue en direction des Apprentis et Lycéens.

Une note synthétique pourrait être réalisée qui serait envoyée aux diverses structures (institutions ou associations) du département pour leur proposer d’accueillir une nouvelle édition des Rencontres Cinématographiques.

Un compte rendu sera présenté à Monsieur Dissaux, dès que son emploi du temps le permettra, ainsi qu’en temps voulu, au nouveau président de la CAPSO.

From → Activités

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