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Année de transition, rapport intermédiaire

by sur 15 septembre 2014

Rapport intermédiaire de l’année de transition

Par Michèle Leclerc-Olive, Présidente de CORENS, en JUILLET 2014

Compte rendu d’activités de CORENS

Le programme TADRK est  un programme de transition/maturation d’une année. Il fait suite à trois programmes triennaux qui ont permis, en dépit des contingences politiques,  de construire progressivement l’ADT-RK (Agence de Développement Territorial EN Région de Kayes). Faisant suite à l’outil d’accompagnement des intercommunalités qu’était l’ADT de Diéma, l’ADT-RK est, depuis août 2013, une association de droit malien, portée par des collectivités de la région de Kayes.

Le renforcement de l’autonomie de l’ADT-RK se mesure à la multiplication de ses  partenariats, tant avec des acteurs du Nord qu’avec des entités maliennes.

On en jugera par l’exposé de quelques unes de ses activités. Mais avant cela, il convient de rappeler et d’examiner les hypothèses sur lesquelles reposait le TADRK.

I – Rappel des attendus du TADRK

Plusieurs hypothèses (mentionnées dans le document-projet) conditionnaient, en effet, la réalisation des objectifs du programme TADRK.

Comme à chaque transition entre deux programmes triennaux, rappelons que c’est CORENS, sur ses fonds propres, qui a assuré le fonctionnement de l’agence du 1er septembre au 30 novembre 2013. Le compte rendu partiel qui suit concerne administrativement la période qui va du 1er décembre 2013 au 15 juillet 2014, mais il inclut évidemment aussi les activités réalisées entre la fin du programme triennal et le début de celui-ci.

Rappelons également que le dernier programme triennal, RATP (Renforcement des Appuis Techniques et des Partenariat), venu à échéance fin août 2013,  a mis CORENS et l’ADT (Agence de développement Territorial de Diéma) devant deux problèmes.

1)   Il s’agissait, dans le cadre de ce programme[1],  d’étendre le style de travail de CORENS-ADT au-delà du seul cercle de Diéma, pour s’adresser également aux cercles de Kéniéba et Bafoulabé, sans renoncer à ce qui en fait la spécificité : développer une coopération décentralisée véritablement publique qui ne place pas les collectivités territoriales sous l’autorité des bureaux d’études ou des ONG[2]. Deux réponses ont été apportées à ce défi :

a) opter pour une dynamique de croissance « horizontale » qui confie aux élus, secrétaires généraux et techniciens du cercle de Diéma le soin de convaincre leurs homologues des deux autres cercles de s’inscrire dans la même démarche.

b) examiner avec le CRK et nos partenaires comment contribuer à la nécessaire complémentarité entre les différents dispositifs d’appui au développement local en région de Kayes.

2)   Ce second point a fait l’objet d’une journée d’étude à Kayes, dont les conclusions ont été résumées dans la formule rappelée dans la plupart de nos comptes rendus :

Le CRK va à la rencontre des intercommunalités de son territoire et les intercommunalités s’équipent pour dialoguer de manière fructueuse avec le CRK (exemple : ADT).

A l’époque, le CRK était assisté dans ce rôle par le DADL (dispositif d’appui au développement local) qui lui-même disposait, dans certains territoires, d’un SADL dont les missions pouvaient sembler faire doublon avec celles de l’Agence. En tous cas, la définition des rôles des uns (SADL) et de l’autre (l’ADT-RK) avait à être précisée si on ne voulait pas se trouver confrontés à des malentendus ou des conflits.

C’est pourquoi, en accord avec l’ADT-RK,  nous avons suspendu la finalisation de la conception de l’agence à la connaissance de l’évaluation du DADL (promise pour juillet 2014) et à la connaissance du dispositif adopté à l’avenir.

Pour les mêmes raisons, nous avons approché les deux régions partenaires de la Région de Kayes (RNPdC et RIdF) afin de suggérer l’organisation d’une rencontre au niveau de Kayes entre les différents partenaires du CRK : cette rencontre nous semblait  conforme à ce qui nous avait été annoncé au printemps 2013 : la signature prochaine d’une convention tripartite entre les trois régions. Cette signature n’a pas eu lieu et la rencontre de concertation non plus.

En juillet 2013, lors de la réunion (à laquelle participait un technicien du CRK et le responsable de l’antenne de la région Nord-Pas-de-Calais à Kayes) autour de ce qui était encore l’ADT, il fut annoncé l’ouverture d’un appel à propositions qui devait être lancé par un Fonds « Sécurité alimentaire ». Les collectivités et intercommunalités du programme nous ont demandé de les accompagner dans l’élaboration des propositions qu’elles voulaient soumettre : le Fonds n’a jamais vu le jour.

Ensuite, en dépit de notre souhait d’y participer (et en dépit de la promesse faite de nous tenir au courant), nous n’avons pas été informés de la tenue d’une rencontre sur le développement économique local qui s’est tenue en janvier 2014 à Kayes, organisée par le GRDR et le CRK.

Par ailleurs, le programme AFD-RNPdC, qui s’est mis en place au printemps 2014, marque un changement de style de coopération de la part de la Région, qui s’écarte notablement de celui mis en œuvre jusqu’ici et préconisé par CORENS (qu’on pourrait qualifier de coopération plutôt « publique »). Personne n’ignore en effet la politique  actuelle de l’AFD, nettement orientée vers la promotion d’une approche privée (ou néolibérale) des problèmes publics, particulièrement bien illustrée par ce programme.

Enfin, last but not least, en avril 2014, le président de la  République du Mali déclarait à son premier ministre, lors de la présentation du plan d’action du gouvernement : « Ce plan, qui sera celui de la présente mandature, reposera sur le socle de la régionalisation, étape majeure d’une politique de décentralisation qui, face aux frémissements du pays, n’est pas un luxe mais un impératif. Dans ce cadre, Monsieur le Premier ministre, j’instruis que soit immédiatement créée dans chacune de nos régions, une agence de développement régional, avec un portefeuille d’actions, des ressources identifiées et des partenaires stratégiques. Et que, dans un délai de 6 mois, les états de lieu soient faits, les opportunités identifiées et les plans régionaux horizon 2025 ficelés. Je veux, dès janvier 2015, que le Mali soit en chantiers perceptibles et visibles partout, de Kayes à Kidal et de Labezanga à Niono. Le développement humain et harmonieux dans tous les coins et recoins du Mali, tel doit être notre dédicace ! ».

On peut y voir, et c’est ce que nous avons publié à l’époque sur le blog de CORENS, la confirmation du bien-fondé de la démarche ADT-CORENS qui a abouti à la création en août 2013 de l’ADT-RK. Mais, bien évidemment, il s’agit ici aussi d’une modification du contexte de travail qui n’avait pas été anticipée au moment de la rédaction du programme annuel TADRK. Pouvait-elle l’être ? Nous ne pensons pas. Le gouvernement respectera-t-il le calendrier annoncé ? La conception des Agences de Développement Régional[3] sera-t-elle arrêtée dès octobre 2014 ? Les Agences seront-elles opérationnelles dès janvier 2015 ? On ne sait. En tous cas, les rencontres qui se sont tenues à Kayes et à Bamako au cours de notre dernière mission ont permis de mieux cerner le dossier et de mesurer l’attachement de nos interlocuteurs kayésiens à l’Agence dont ils se sont dotés : l’ADT-RK. CORENS a été sollicitée par le CA de l’ADT-RK pour poursuivre la réflexion partagée dans ce nouveau contexte. Surtout : comment ces agences seront-elles conçues ?

Outre cette dernière modification du contexte malien en matière d’appui au développement qui affecte considérablement notre programme, notons pour finir que les élections municipales et régionales ne pourront se  tenir en octobre 2014 et qu’à l’heure où nous écrivons il est question de les reporter en avril 2015. Ce report est évidemment lié aux problèmes du Nord-Mali mais, en même temps, et compte tenu du projet d’Agence de Développement Régional, il pourrait bien constituer une opportunité pour ceux qui aimeraient que la capacité d’action des pouvoirs publics de niveau infrarégional soit drastiquement réduite.

Tous ces éléments confirment, s’il en était besoin, la vanité d’un programme conçu comme une description anticipée et rigoureuse de ce qui sera réalisé. Sauf à ne pas se soucier réellement des impacts de l’action sur le terrain.

II – L’avenir de l’ADT-RK :

Le nouveau contexte, décrit plus haut, transforme les enjeux auxquels est confrontée l’ADT-RK. Il ne s’agit plus seulement d’étendre ses adhésions ; ce qui occupait sa feuille de route prévisionnelle et que nous avions nommé « dynamique de croissance ».  Rappelons en quoi il ne s’agit pas d’un programme classique tel que les portent en général les ONG et la majorité des coopérations décentralisées : là où, classiquement, un partenaire au développement élabore un projet, cherche des financements et annonce aux « bénéficiaires » ce qu’il lui « apporte » (au besoin en l’informant de ce qu’il aura lui-même à dépenser et à faire), CORENS et l’ADT-RK ont mis depuis de nombreuses années un autre style de travail :

·        Le programme est élaboré conjointement (élus, secrétaires généraux, techniciens et les membres de CORENS)

·        La feuille de route des activités s’ajuste au contexte en perpétuelle évolution[4]

·        CORENS nourrit sa réflexion non seulement des échanges avec ses partenaires maliens mais aussi par sa fréquentation régulière des travaux de la recherche[5]

·        Cette coopération a une visée partagée : non seulement améliorer les conditions de vie des habitants mais, aussi et surtout, développer la citoyenneté locale pour penser ensemble l’avenir du monde et résister à la privatisation de la planète.

Nous aurons le loisir de revenir sur ce point dans le compte rendu final de ce programme transitoire : nous soutenons une conception publique de la coopération décentralisée, en dépit de l’inclination « mainstream » qui confond renforcement de la capacité d’initiative avec privatisation, logique de projet et comportement de guichet .

Il s’agit de contribuer à l’autonomisation de nos partenaires tout en entretenant des relations que l’on souhaite pérennes : autonomisation par la multiplication des relations et non autonomisation par abandon. La problématique n’est pas celle de la réduction de la pauvreté (on ne change rien au nord et on tente de « soigner » un déficit de richesses, dans une problématique purement techniciste) mais celle de la citoyenneté partagée.

Malheureusement, rares sont les acteurs des coopérations décentralisées qui ne se complaisent pas dans le statut du dominant généreux qui se penche sur les problèmes de « ses » pauvres – compensant par là même le statut de dominé dont ils souffrent dans leur propre pays[6],  aveuglés par cette parcelle de pouvoir dont ils ont oublié, depuis longtemps, qu’il est avant tout celui d’agir ensemble avant de se scléroser en pouvoir « sur » les gens et les choses.

Ce détour, un peu long, était nécessaire pour éclairer notre contribution à la réflexion sur l’avenir de l’ADT-RK.

Lors du CA de l’ADT-RK, qui s’est tenu le lundi 30 juin à Kayes, en présence du président du CRK (1er vice-président de l’ADT-RK) et de son secrétaire général, la question du projet d’Agence de Développement Régional (voir plus haut) a occupé une part importante des débats. Comme indiqué plus haut, la conception de l’Agence ne peut que dépendre du dispositif d’appui au développement local dont se dotera le CRK. Mais l’annonce du président IBK complexifie la donne. En effet : comment ces agences seront-elles conçues ?

– Uniformément sur l’ensemble du territoire ?

– Sous quelle autorité (les élus ou le gouverneur)?

Tout le monde craint la mise en place d’un dispositif semblable aux Agences sénégalaises : le directeur de l’ADR est nommé par le gouvernement et les fonds lui sont directement attribués. Les conseils régionaux n’ont plus qu’une fonction cosmétique, au mieux de conseil, mais en tous cas pas délibérative.

Le long entretien que nous avons eu avec Monsieur Aly Diarra du Commissariat au Développement Institutionnel nous a appris que la question n’était pas tranchée encore : les ADR (ou ARD) seront-elles sous l’autorité du Conseil Régional ou du Gouverneur ? On entrevoit les enjeux de la question.

Alors que l’on annonce que la « régionalisation » viendra consolider la décentralisation, qui entrera dès lors dans une 3ème phase de son histoire, on ne peut que regretter l’opacité des informations diffusées, notamment par l’Essor[7]. Si on en croit l’article posté dans la revue de presse, il s’agit tout autant de « rendre l’administration centrale plus performante » que de « relancer la décentralisation et le développement institutionnel ».

Au cours de l’atelier qui s’est tenu récemment sur le sujet à Bamako, une « feuille de route pour la période 2014-2015 » a été arrêtée, « contenant les priorités en matière de développement institutionnel et de décentralisation ; les ressources requises évaluées et les sources de financement identifiées ». La transparence n’est pas au rendez-vous.

En tous cas, ces priorités n’étaient pas  disponibles lors de la rencontre du CA de l’ADT-RK. Founéké Sissoko, en tant que secrétaire général du CRK, a souhaité que le ministre soit non seulement informé de l’existence et des statuts de l’ADT-RK (ce qui a été fait) mais qu’on lui transmette également l’approche et la démarche qui ont conduit à sa création. Il y a urgence et CORENS a été sollicitée pour ce faire.

Il a été convenu, par ailleurs, de poursuivre la réflexion partagée de longue date sur le sujet (cf les ateliers de juillet 2013, d’octobre 2013, de juin 2014 et celui à venir de novembre 2014). Au cours de la réunion du CA, une personne a suggéré que l’on s’oriente vers des agences thématiques (une agence pour les mines, une agence pour l’environnement, une agence pour l’eau, etc.) Il est clair que cette intervention s’appuie sur un des concepts d’agence, disponible en France notamment, qui emploie ce terme d’Agence pour désigner un service de l’Etat. On peut dire que cette suggestion a été refusée par l’ensemble des participants : toutes les autres interventions ont rappelé l’expérience acquise sur le territoire kayésien et l’observation des pratiques sur d’autres territoires (en France et au Sénégal, par exemple) qui indiquent la nécessité d’agences généralistes, capables de faire des synthèses et d’aider les décideurs dans leurs choix.

Ce débat, vital pour l’avenir de la région de Kayes et le Mali, montre, à l’envi, que le développement ne se réduit pas à des réalisations physiques ou des dotations en matériels. En conclusion il a été rappelé qu’il convenait de faire comprendre à l’Etat qu’il convient d’écarter deux scénarios : « une Agence qui nous domine et une Agence qui nous échappe ».

III – Les activités menées depuis décembre 2013[8]

1)  Diagnostic institutionnel

L’ADT-RK a pris l’initiative, sur ses fonds propres, et en dehors du programme de travail avec CORENS, de faire réaliser une évaluation du « développement institutionnel de l’ADT-RK » (dont l’organigramme technique était celui de l’ADT de Diéma),  en vue de son renforcement institutionnel.  Un draft de cette étude[9] a été remis à  l’ADT-RK en janvier 2014. Grâce aux premières suggestions du document, des modifications ont été apportées à l’organisation interne de l’Agence (organisation en services, redistribution des fonctions, embauche, etc. ).

2) Embauche et fonctionnement de l’équipe

a) Recrutement en février 2014 d’un technicien, Allassane  Koïta, chargé de l’animation territoriale et de l’urbanisation (au cœur du programme TADRK).

Après avoir recruté un chargé de mission « Urbanisme », il a été décidé de ne pas donner suite à l’issue de la période d’essai. Compte tenu de la difficulté à recruter un urbaniste opérationnel dans la limite de l’enveloppe salariale dont nous disposions, il a été décidé de changer de stratégie : nous avons embauché un assistant chargé de l’animation territoriale et de l’urbanisation (en remplacement du directeur qui assurait cette tâche jusqu’ici) et lui avons permis d’acquérir une formation complémentaire d’urbaniste afin de renforcer la compétence de l’ADT-RK dans ce domaine (je rappelle que, sauf en Allemagne où il s’agit d’un cursus complet, le diplôme d’urbaniste est obtenu, ailleurs, en un an après un master).

Il a donc été décidé de former le directeur de l’ADT-RK en expertise urbaine.  L’Ecole Polytechnique de Lausanne assure par correspondance (cinq mois) un cours intitulé Villes africaines : une introduction à la planification urbaine. On y apprend les bases de cette planification à travers ses dimensions techniques, environnementales, sociales et économiques. Il nous a semblé que c’était là une bonne façon de résoudre ce problème insoluble où la compétence professionnelle de l’urbaniste est inséparable d’exigences salariales que l’on ne peut assumer (sauf à modifier l’échelle de rémunération du personnel de l’Agence).

L’objectif est de développer une approche innovante en matière d’urbanisation rurale. D’une part, les capitales de cercle sont confrontées à des problèmes urbains classiques (d’où la formation entreprise auprès de l’Ecole polytechnique de Lausanne) ; d’autre part, toutes les agglomérations sont confrontées à des problèmes d’aménagements sans pour autant  être sur le point de devenir des villes. Rappelons que nous avons, de longue date, attiré l’attention sur la nécessité de se préoccuper de l’urbanisation des « petites villes en émergence[10] ». D’une part, sans attendre que la population ait franchi de tels seuils démographiques que l’on soit, comme dans les métropoles, toujours en retard, c’est–à dire dans le besoin de « réparer » des manques de tous ordres. Et, d’autre part, pour ralentir l’exode rural dû à l’attrait des services qu’offrent les grandes villes.

b)  Stagiaire socio-anthropologue (grille d’analyse des marchés soumise à CORENS).

Ibrahima Koné est également spécialiste des langues locales. Son accueil à l’ADT-RK  aura permis notamment de mener à terme divers chantiers :

·        traduction de textes pédagogiques sur la décentralisation en langues vernaculaires.

·        élaboration d’une grille d’analyse des marchés et des foires.

·        rédaction de PV très documentés des réunions du CA et des rencontres techniques de l’ADT-RK.

c)  stagiaire en dactylographie : contribue à la saisie des documents.

d)  Pour mémoire (car ne relevant pas du TADRK), l’ADT-RK embauche un spécialiste des questions « Mines et environnement ». Elaboration des termes de référence en cours. Cette embauche d’un chargé de mission sur les questions minières ne concerne que le Cercle de Kéniéba. Il est clair qu’il serait souhaitable qu’une mission similaire puisse être assurée en dehors de ce cercle (les carrières se multiplient dans d’autres cercles – notamment à Diéma et Bafoulabé) et d’autres cercles sont concernés par l’exploitation aurifère et l’orpaillage (Kayes).

e)  activités de l’Agence

Dans cette partie sont rapportées les activités auxquelles ce rapport ne consacre pas une section entière.

L’ADT-RK a poursuivi l’établissement de fiches d’observation sur le Carrefour de Diéma : flux de véhicules, accidents, émergence et/ou développement des activités économiques (banques, assurances, nouveaux métiers, etc.)

L’Agence a également  établi une grille d’observation de la situation alimentaire. Premier exercice sur le cercle de Diéma, mené ensuite, également, sur les cercles de Bafoulabé et Kéniéba. Les documents élaborés par l’USAID, pour le compte du Programme sécurité alimentaire, l’avaient été en 2007 sur certaines communes des cercles du programme (tous ces diagnostics sont disponibles sur Internet) et le PSA est venu à échéance en 2011 : autant de raisons de se doter d’un tableau permettant d’évaluer les évolutions et d’en dresser un diagnostic contribuant à la connaissance des territoires.

Si, comme nous le signalions dans l’introduction, le Fonds « Sécurité alimentaire » dont on nous annonçait l’ouverture en région de Kayes n’a pas vu le jour,  (nous nous étions engagés à accompagner les intercommunalités qui auraient souhaité y avoir accès), en revanche, l’ADT-RK a mené à bien la mise en relation des trois capitales de cercles pour la mise à disposition d’une parcelle dans les marchés par chaque mairie (Diéma, Bafoulabé/Mahina et Kéniéba) pour la commercialisation des Produits des Territoires. Le lancement officiel de cette activité a eu lieu courant juin 2014. Cet exemple illustre ce que nous avons abordé ailleurs : la vulnérabilité des opérations économiques lorsqu’elles dépendent de programmes d’aide.

L’ADT-RK a mis en place une base de données spatiales et cartographiques sur le réseau routier en région de Kayes. C’est la base d’une réflexion sur les verrous du désenclavement qui fait l’objet de concertations locales, d’échanges avec CORENS et l’AUD, et qui constitue la base d’un des documentaires réalisés avec l’appui technique de 3 FILMS 14.

Des cartes thématiques (exemple : piste de commercialisation du bétail, plans de chef-lieu de communes) ont été mises à disposition des intercommunalités (ou inter-collectivités concernées).

Après étude (évaluation du potentiel fiscal), une « délégation de gestion » du marché et du carrefour de Diéma a permis de multiplier par 10 les recettes fiscales de la Mairie. Cette approche est aujourd’hui en passe d’intéresser d’autres collectivités.

Il n’est pas possible de lister ici toutes les réunions techniques ou administratives auxquelles tant CORENS que l’ADT-RK ont participé. On notera, pour mémoire, que des rencontres  techniques  ont lieu notamment à Diéma (pour l’adoption de l’étude APD[11]),  à Diéoura sur l’étude et l’appui à la mobilisation des ressources pour la construction de la route (Tassara sur la RN1- Diéoura), à Bafoulabé sur le mécanisme de mise en place de l’intercommunalité Bafoulabé-Mahina autour des ponts, à Kéniéba pour apporter un appui à la commune de Faléa, suite à une demande d’appui-conseil de l’Association des Ressortissants et Amis de la Commune de Faléa (ARACF).

A toutes ces rencontres, les services techniques de l’Etat ont été associés ainsi que CORENS et les associations « migrants de France », lorsqu’il y avait lieu (CADERCAF, notamment).

Enfin, concernant la valorisation des langues locales, diverses initiatives ont été prises, qui redonnent vie au programme initié par CORENS et laissé en friche par ses partenaires institutionnels. On notera notamment la traduction en langues locales des textes administratifs et autres supports d’information pour le développement ainsi que la réalisation d’un recueil de textes pédagogiques traduits dans les langues du milieu.

Dans le champ de l’urbanisation, l’ADT-RK a apporté son appui pour faire avancer un dossier ancien resté en souffrance et dont l’urgence saute aux yeux de quiconque traverse Diéma[12]. Il s’agit de réaliser une étude d’avant-projet, détaillée, relative à la construction d’un réseau de drainage des eaux de pluie dans la ville.

Elle a également apporté son appui à la mairie de Diéoura en mobilisant des techniciens pour l’étude de faisabilité de la construction de la route RN1, de Tassara à Diéoura, chef-lieu de la commune rurale. Enfin, avec les mairies des capitales de Cercles, se préparent des plans locaux d’urbanisation ainsi que « l’adressage » de la ville de Mahina.

f)  les ressources matérielles de l’Agence

L’ADT-RK  dispose, aujourd’hui de :

* 1 siège acquis auprès de l’Etat, comportant 5 bureaux, une salle de réunion,

1 magasin, un bloc  de 2  latrines, une loge de gardien à l’extérieur des locaux du siège ;

* matériels informatiques : ordinateurs, imprimantes, vidéoprojecteur (hors d’usage), connexions Internet via clé Internet, etc. ;

* matériels roulants (3 motos) ;

* sources d’énergie : groupe électrogène d’une puissance de 5kva (hors d’usage malgré quelques tentatives de réparations),  installations pour énergie solaire.

En perspective :

L’acquisition d’un véhicule et d’un logiciel sophistiqué de cartographie dans le cadre  du programme RNPdC-AFD, grâce au CRK. Pour l’heure, les frais de fonctionnement afférents ne sont pas assurés.

g)  formation et renforcement de l’équipe

Les échanges permanents par mail entre CORENS et l’ADT-RK ont pu être considérablement enrichis grâce à la mission que le directeur, Karamogo Traoré, a effectué du 30 janvier au 9 février en région Nord-Pas-de-Calais. Les séances de travail ont permis de transmettre à Karamogo Traoré une partie de l’expérience accumulée au cours de ces 15 dernières années (CORENS a été créée en 1998) ainsi que le cheminement partagé qui a conduit à la création de l’ADT puis à sa formalisation autonome en ADT-RK. En outre, le directeur de l’Agence a pu voir divers partenaires qui ont tous assuré CORENS et l’ADT-RK de leur désir de poursuivre l’expérimentation en cours : Partenariat Lille-Saint-Louis du Sénégal (rencontré à l’occasion de l’invitation à Lille dans les locaux du Conseil Régional de La Voûte Nubienne) ; AUD de Saint-Omer ; 3 FILMS 14. Ces différentes rencontres ont toujours comporté plusieurs volets : information réciproque, partage de compétences (notamment sur les formes de coopération : ponctuelle versus dans la durée, professionnelle versus bénévole, expertise versus partage d’expérience, capitalisation et communication, etc.)

3)  Dynamique de croissance de  l’ADT-RK

Rappelons  que la démarche adoptée (voir plaquette) est celle d’une croissance horizontale où ce sont les acteurs eux-mêmes qui vont à la rencontre de leurs homologues pour leur présenter la démarche et les inviter à adhérer à l’Agence.

a)  Conformément aux dispositions énoncées dans le programme de travail, les membres de l’ADT-RK ont entrepris de renforcer l’ancrage territorial de l’Agence (par l’adhésion), de poursuivre la structuration du milieu en fonction des attentes des CT et de développer les intercommunalités thématiques.

A l’actif de l’ADT-RK, sur ces derniers mois :

·        adhésion de Faléa avec élaboration d’un plan de suivi

·        adhésion et accompagnement de l’intercommunalité autour de Dialafara sur le thème « Comment rentabiliser les activités économiques du territoire ? »

Dans les mois à venir, les membres du CA ont programmé une série de rencontres pour sensibiliser les intercommunalités, les responsables et les acteurs majeurs de la région de Kayes à la nécessité de soutenir l’ADT-RK et de tout faire pour que la réforme mise en place ne vienne pas compromettre son existence.

b)  Un vaste plan de rencontres est prévu au niveau national (ministre, DNCT, CDI, etc.) pour alimenter la réflexion générale sur les projets d’ADR.

c)  Rencontre des préfets. L’ADT-RK a invité les préfets des trois cercles (Diéma, Bafoulabé et Kéniéba) à participer à une rencontre ayant pour objectif de présenter l’Agence et ses modes de travail (notamment de travailler avec les services techniques déconcentrés).

d)  Cadre de concertation à Bafoulabé

Si la motivation des élus de Bafoulabé (dont l’activité a été entravée par des problèmes de locaux) semble s’affaiblir, à l’inverse l’intercommunalité centrée sur les questions de désenclavement qui rassemble Mahina, Gounfan, Niambia et Dialafara (du cercle de Kéniéba) est en train de terminer la formalisation de son existence.

e)  Extension du territoire d’intervention

Des rencontres d’échange et de partage ont eu lieu  entre l’ADTRK et l’UCD de Diéma sur  le thème suivant : Quelle stratégie d’animation des intercommunalités ? Une même approche a été adoptée avec le SADL (Agent d’Appui au Développement Local) du Cercle de Kéniéba : il s’agit de concrétiser l’axe de travail du TADRK qui prévoyait d’aller à la rencontre des intercommunalités de la région de Kayes afin de présenter l’Agence et de s’acheminer vers un dispositif concerté pour l’ensemble de la région. Dans le même esprit, un plan d’appui général des intercommunalités est en cours d’élaboration, prenant en compte les autres initiatives dans la région de Kayes comme le cas de Méranguemou à Yélimané et SYCOTEN à Nioro du Sahel.

4) Renforcement des intercommunalités adhérentes à l’ADT-RK

On aura compris que l’enjeu majeur, pour ces intercommunalités anciennes, réside aujourd’hui dans la possibilité de trouver des moyens pour investir dans l’activité qui a été au cœur de leur formation[13]. Quelques succès doivent être soulignés mais il importe de noter que, sans de tels investissements, l’effort institutionnel est vain.

L’ADT-RK accompagne formellement aujourd’hui 10 intercommunalités (5 dans le Cercle de Diéma, 2 dans le Cercle de Bafoulabé et 3 dans le Cercle de Kéniéba) ainsi que des communes sur des thèmes spécifiques. Il convient de noter que ces intercommunalités thématiques grandissent en fonction de la pertinence du thème, au-delà parfois des limites administratives des cercles et que certaines communes participent à plusieurs intercommunalités thématiques différentes : autant de gages à nos yeux d’une autonomisation croissante et d’une capacité accrue d’initiative de la part des acteurs locaux.

a) Gomme arabique :

Grâce à l’action de l’ADT-RK, l’intercommunalité qui regroupe autour de la gomme arabique les communes de Béma, Fassoudébé, Guédébiné, Grouméra (dans le Cercle de Diéma), est aujourd’hui partie prenante du Projet de Renforcement des capacités productives et commerciales de la filière gomme arabique au Mali du Ministère du commerce. Dans cet accord, officialisé le 23 juin dernier lors d’une visite d’une forte délégation du Projet conduite par son coordinateur, Mohamed Sidibé, l’ADT-RK a veillé à ce que cet accord facilite la création de coopératives et l’installation locale d’unités de traitement et qu’il finance la réalisation d’un marché local. Les communes de Diabigué, Koréra-Koré et Trougoumbé du Cercle de Nioro, qui avaient déjà manifesté le souhait d’adhérer à cette intercommunalité, l’ont réaffirmé à cette occasion. Des communes du nord du Cercle de Bafoulabé, quant à elles, ont exprimé le désir de bénéficier d’un programme similaire.

Il est inutile de souligner que ce résultat renforce la crédibilité de l’ADT-RK. Surtout : il donne l’occasion de souligner la nécessité de compléter ce type de programme de renforcement institutionnel (le RATP ou le TADRK) par des programmes d’investissement. Il n’y a aucun sens à découpler le renforcement institutionnel de sa raison d’être : aboutir à des réalisations qui « transforment l’essai » et donnent accès à des mutations substantielles des conditions de vie et d’action des populations.

b) Route Diéoura-Tassara

Dans le cadre de l’intercommunalité Sanga Kanu qui regroupe les communes de Lakamané, Diéoura, Sansankidé et Diallan (dans le Cercle de Bafoulabé) et dont la thématique est le désenclavement, une première opération de désenclavement est sur le point de se concrétiser. Grâce à l’intervention de l’ADT-RK, la commune de Diéoura va bénéficier d’un raccordement du chef-lieu à la route Bamako-Kayes (RN 1) qui traverse le territoire communal à hauteur du village de Tassara.

5) Multiplications des partenariats

a) Le 30 juin 2014, une convention de partenariat a été signée entre l’ANPE-Kayes et l’ADT-RK  portant sur la formation, l’accompagnement à l’organisation des orpailleurs et à la réhabilitation des anciens sites d’orpaillage.

b) Un échange de courriers entre l’AUD et l’ADT-RK  confirme leur volonté respective de s’acheminer vers une convention de partenariat. Mais il convient d’attendre la validation de la démarche par le nouveau président de la CASO. Une fois cette validation confirmée, suivant nos méthodes habituelles de travail, le contenu de la convention sera élaboré en commun, dans des échanges rassemblant AUD, CORENS et ADT-RK.

c) Direction de la Statistique et Direction des Mines et de la géologie de Kayes : en voie de signature, une convention prévoit le partage de données entre ces entités.

d) En gestation, la mise en place d’un cadre de concertation avec la Société Coopérative Multifonctionnelle Alternatives de Développement pour la Vie sur Terre qui entend contribuer à l’émergence de fermes coopératives en région de Kayes. CORENS a organisé une rencontre-débat, qui se poursuit sur son blog, autour de cette initiative innovante de nature à enrichir l’imaginaire collectif en matière de développement agricole en région de Kayes.

e) Un partenariat, qui sera prochainement concrétisé par une convention, est déjà opérationnel : 3 FILMS 14 assure pour l’ADT-RK les documents photos. La réalisation de deux documentaires est en cours (faisant suite aux deux films déjà réalisés[14]).

f) Signature entre l’ADT-RK et l’Association pour la Valorisation des Langues Nationales pour la bonne Gouvernance (AVALANG). La convention précise que les deux entités s’engagent à réaliser la traduction de textes de vulgarisation ou pédagogiques dans toutes les langues parlées en région de Kayes.

g) L’ADT-RK a intégré le réseau ARGA (Alliance pour refonder la Gouvernance en Afrique[15]) dont les travaux alimentent les réflexions de l’Etat malien.

6) Capitalisation et communication

En plus du centre de ressources et de documentation, l’ADT-RK a noué un partenariat (sur prestation) avec certaines agences de presse locales pour la publication de certains textes, parmi lesquels les textes traduits en langues locales. A noter également que l’ADT-RK bénéficie du blog de CORENS pour faire circuler l’information au-delà de son territoire immédiat d’intervention.

a) Plaquette de l’ADT-RK

L’ADT-RK, avec  l’appui technique de AUD et en collaboration avec CORENS et 3 FILMS 14, a réalisé une plaquette présentant ses objectifs, ses réalisations et son fonctionnement afin de se faire connaître très largement, tant au niveau national que local. Celle-ci doit servir à faciliter les échanges lors des rencontres programmées dans la région et au niveau national malien.

b) CORENS a été interviewée par l’ORTM, à Kayes, pour son rôle précurseur en matière d’accompagnement du développement en région de Kayes et pour sa participation dans l’émergence de l’ADT-RK au cœur, aujourd’hui, des réflexions actuelles sur les agences de développement régional. Son intervention sur les ondes nationales a permis de faire connaître très largement la spécificité du type de coopération que nous préconisons (publique, liée à la recherche, co-élaborée, soucieuse de renforcer des citoyennetés ouvertes sur le monde, etc.).

c) L’ADT-RK et CORENS bénéficient toutes deux de l’appui technique de 3 FILMS 14. Les deux documentaires en chantier contribueront à la communication sur leurs activités conjointes. Comme nous l’avions pressenti, dans le nouvel environnement numérique, le film documentaire  est un extraordinaire outil de développement : que ce soit au Mali, en France, en Belgique ou au Québec (les films déjà réalisés y ont été diffusés), les migrants, les universitaires, les responsables associatifs se procurent le DVD, le copient – au besoin sur une simple clé USB ou un téléphone portable, le projettent et en débattent.

La réputation des coopérations décentralisées qui ont permis cette innovation s’en trouve décuplée.
IV – En guise de conclusion

Rappelons, d’abord, que ce rapport intermédiaire a été co-élaboré par CORENS et l’ADT-RK. Pour conclure, nous voudrions souligner quelques points qui nous paraissent essentiels.

1) On perçoit un réel sentiment d’appropriation de l’Agence par les élus et les intercommunalités ainsi qu’une maîtrise de l’outil qu’ils ont à présent entre les mains par leurs contributions financières et leurs participations. (Voir la vigueur des interventions, au cours du CA du 30 juin à Kayes, en témoigne).

2) Chacun perçoit aujourd’hui la pertinence d’une dynamique de croissance horizontale, à la vitesse de la compréhension et de l’appropriation de cette démarche innovante. Ce dernier point est fondamental, comme le soulignait déjà Bernard Lecomte en 1986.

3) Facilité par l’Agence, le rapprochement entre les Services Déconcentrés de l’Etat et les Collectivités Territoriales est de plus en plus visible. Par exemple, après que les services techniques en charge des travaux publics ont été mobilisés par l’Agence pour la réalisation de l’étude d’avant-projet détaillé relatif au réseau de drainage des eaux de pluie dans la ville de Diéma, la confiance s’est établie et, depuis, la Mairie sollicite elle-même, directement, ces services sur d’autres dossiers techniques.

4) Il convient ensuite de rappeler que le style de coopération « publique » que nous avons établi entre CORENS et l’ADT-RK est à l’image du style de relations que l’ADT-RK établit avec les acteurs du territoire kayésien. Les dossiers techniques ont, bien sûr, une durée prévisible mais par l’expérience accumulée (tout particulièrement au cours des six premiers mois de cette année de transition), on voit que dans les partenariats de coopération se jouent des mutations bien plus lentes et plus profondes que la seule réalisation d’équipements matériels. Ce qui touche aux représentations du monde, à l’imaginaire collectif et aux relations entre les acteurs demande, non seulement, de pouvoir agir dans la durée mais préfigure, également, le type de relations que l’on souhaite établir sur la planète : des acteurs autonomes, bien évidemment. Cependant, le choix se situe entre l’autonomie contrainte par l’isolement ou l’autonomie choisie par la multiplication des partenariats.

Nous pensons que la seconde formule est génératrice d’un monde plus humain que la fragmentation géographique où les relations sont réduites au minimum et par là même confisquées par quelques acteurs dominants. Ce qu’aucune personne sensée ne souhaite, nous en sommes convaincus. Encore faut-il avoir l’audace de s’émanciper de la pensée mainstream qui dévalorise les pouvoirs publics locaux pour rendre ceux-ci dépendants des acteurs privés.

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[1] Plusieurs autres noms ont été attribués à ce programme, notamment Routes et développement et Programme d’Appui au Développement en région de Kayes. Cercles de Diéma, Bafoulabé et Kéniéba (PADRK).
[2] Voir la contribution de CORENS à la commission de la Plate-Forme des Collectivités du Nord-Pas-de-Calais à l’international, consacrée aux « Territoires en Mutation et Innovation ».
[3] Ou Agence Régionale de Développement ? A l’heure où nous rédigeons ce rapport, le Commissariat au Développement Institutionnel n’avait pas encore tranché. On voit bien que ce n’est pas une simple question grammaticale : le choix du sigle recouvre le choix du lieu où le « développement » sera programmé …
[4] Considérer un programme de coopération (ou tout autre programme de travail qui ne se réduit pas à l’exécution d’une réalisation technique – et, même dans ce cas, on sait le poids des contingences) comme l’anticipation contraignante du plan de travail est un leurre : l’évolution du contexte peut exiger, pour que les objectifs ne soient pas abandonnés, de s’y adapter.
[5] A l’opposé du recours systématique aux consultants et bureaux d’étude, convoqué pour compenser l’indigence intellectuelle des services techniques des CT du Nord. Comme nous avons eu déjà de multiples occasions de l’écrire et de le dire, l’observation des logiques de fonctionnement des ONG et bureaux d’études (qu’ils soient du Nord ou du Sud) montre que l’objectif central de ces entités est leur propre survie et, partant, la « dépendance » entretenue des acteurs locaux maliens.
[6] Privés de participation réelle aux décisions politiques qui déterminent leur avenir – les grandes orientations sont prises en dehors des enceintes où ils peuvent prendre la parole –les acteurs politiques subalternes engagés dans la coopération décentralisée y trouvent le plus souvent de quoi oublier leur impuissance. Comme les petits colons d’antan …
[7] http://revuedepressecorens.wordpress.com/2014/07/06/la-regionalisation-outil-de-la-decentralisation/
[8] Notons, pour éviter toute confusion, que l’ADT-RK mène des activités avec CORENS à la fois dans le cadre du programme TADRK (soutenu par la RNPdC) et dans le cadre du PADRIMA (CG62). Les dominantes thématiques sont différentes : dans le cadre du PADRIMA, CORENS et l’ADT-RK ont, pour axe de travail, le développement par les richesses minières (une seconde partie du programme est consacrée au développement par les richesses agricoles) ; dans le cadre du TADRK, CORENS et l’ADT-RK travaillent prioritairement à la structuration du milieu.
[9] Réalisée par un bureau d’études de Bamako.
[10] Catégorie ignorée le plus souvent des travaux classiques sur l’urbanisation.
[11]  Avant-Projet Détaillé relatif à la réalisation d’un réseau de drainage des eaux de pluie dans la ville de Diéma
[12] Sans parler de la gare routière dont l’emplacement commence à être occupé par des opérateurs privés !!!
[13] La liste des intercommunalités (en date du 4 juillet 2013) a été présentée de manière exhaustive dans le document Note d’orientation issue des travaux de C0RENS-ADT (29 juin 2013 – 4 juillet 2013) en annexe au programme TADRK dont nous rendons compte ici.
[14] Le film Bafoulabé. Une jeunesse dans la mondialisation a été sélectionné par le Festival International  du Film Environnemental (FIFE) à Paris en 2013.
[15] http://www.afrique-gouvernance.net/rubrique4.html. Cette organisation est co-financée par le SCAC. On consultera notamment l’une de leurs dernières publications, préfacée par Ousmane Sy : Modibo Keïta et Ambroise Dakouo (dir), Gouvernances participatives et pratiques démocratiques au Mali, 2013, L’Harmattan.

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