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Une faute peut en cacher une autre …

QUELQUES REFLEXIONS SUR L’HISTOIRE RECENTE DE NOTRE COOPERATION EN REGION DE KAYES

Cela fait de nombreux mois que nous n’avons pas publié de bilan analytique des activités de CORENS en région de Kayes.

Rappelons le cadre logique, co-élaboré avec nos partenaires maliens qui a guidé l’action conjointe jusque fin 2014. Il s’agissait d’accompagner les collectivités (ou intercommunalités infra-régionales) dans leur dialogue avec le Conseil Régional de Kayes sur les questions de développement.

Le CRK va à la rencontre des intercommunalités de son territoire (EX : DADL), et les intercommunalités s’équipent pour dialoguer de manière fructueuse avec le CRK (EX : ADT).

Après l’année de coopération avec l’ADTRK (Agence de Développement Territorial EN Région de Kayes) – appelée « année de transition » – venue à échéance le 30 novembre 2014, la région Nord-Pas-de-Calais nous avait indiqué que selon elle, l’ADTRK avait atteint un niveau de maturité rendant inutile l’accompagnement de CORENS. Au nom de la nécessaire « autonomisation » de l’ADTRK, ce sont les services du CRNPdC qui ont assuré en direct la gestion des subventions accordées à l’ADTRK. Nous nous permettons de souligner qu’entre le 1er décembre 2014 et le premier versement effectif du CRNPdC (juillet 2015), c’est CORENS qui, sur ses fonds propres a assuré les salaires et le fonctionnement de l’équipe ! Ni le CRNPdC, ni l’ADTRK n’ont jugé nécessaire de nous remercier, encore moins de nous rembourser.

La dernière demande de subvention déposée conjointement par CORENS et l’ADTRK, stipulait :

DE L’AIDE AU DEVELOPPEMENT à LA SOLIDARITE CITOYENNE

Aujourd’hui, la responsabilité de la coopération décentralisée dépasse très largement la seule question de l’amélioration des conditions de vie des populations locales, et même celle du développement local.

Ses programmes ont à contribuer à l’émergence, tant au Nord qu’au Sud, de citoyennetés conscientes non seulement de l’interdépendance des situations que les uns et les autres vivent, mais plus encore de montrer que c’est ensemble que les populations du Nord et du Sud pourront construire un développement équitable et un avenir de paix.

La coopération décentralisée, par sa pratique quotidienne, et tout particulièrement par ses rencontres et ses échanges, contribue à réduire le risque de faire de l’Europe une forteresse à assiéger, en consolidant des liens d’amitié comme autant d’alternatives à la diabolisation et la criminalisation des étrangers.

Mais cette orientation, même si elle semblait conforme aux objectifs mis en avant par l’Association des Départements de France, n’a pas paru pertinente aux yeux des décideurs régionaux.

Comme nous y étions « invités », nous avons donc réduit – contraint et forcé – notre activité et recentré celle-ci sur l’organisation en Région de conférences et de projections-débats autour de films documentaires et de fictions.

De juin 2015 à septembre 2016, nous avons ainsi expérimenté ce type d’activité, nouveau pour nous, même si depuis 2008 nous préconisions la réalisation de films documentaires destinés à servir de support pour le débat sur le développement, tant au sein des associations de migrants que sur le terrain en région de Kayes. Ce programme a été mené à bien à Lille (grâce au financement du Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais). Cela nous a donné envie de tenter la même expérience dans le Pas-de-Calais : le CD 62 a soutenu cette initiative dont nous avons rendu compte sur ce blog.

Revenons aux activités en région de Kayes.

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Un article du Monde sur le Mali

Après le nord, le centre du Mali menace à son tour de s’enflammer

Exécutions et intimidations se mutiplient dans cette région du delta intérieur du Niger gangrenée par des groupes islamistes, où l’Etat a déserté.

 

Le 7 août 2015, des djihadistes ont attaqué l’hôtel Byblos de Sévaré, où résidaient des contractuels de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), faisant une dizaine de morts.

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Depuis le 22 avril 2015, Issa Dicko est en sursis. Ce jour-là, Amadou Issa Dicko, son cousin et chef du village de Dogo, dans le centre du Mali, a été froidement assassiné en public par deux djihadistes à moto. Les raisons du drame mêlent des considérations sociales, politiques et religieuses, dans cette région du delta intérieur du Niger désertée par l’Etat et qui menace, après le nord, de s’enflammer.

L’histoire que raconte Issa Dicko, rencontré mi-décembre 2016 à Sévaré, est emblématique des tensions qui déchirent cette terre d’élevage et de rizières enrichies par les crues du Niger, source de litiges fonciers séculaires et terre de djihad. Un homme incarne le danger. Hamadoun Koufa Diallo, un islamiste radical, qui, depuis des années, laboure les consciences. « J’appréciais certains de ses prêches prônant la constitution d’une république islamique au Mali, reconnaît Issa Dicko, doyen septuagénaire d’une famille de propriétaires terriens. Mais ce maître coranique a converti des marabouts de la région et, surtout, il a convaincu les plus pauvres de prendre les armes. »

Vide étatique

Le succès d’Hamadoun Koufa Diallo est d’avoir ajouté une dimension sociale au discours religieux rigoriste. « Lui et les autres islamistes de la région parlent de libération, d’émancipation et d’épanouissement, cela attire les plus démunis, les pasteurs transhumants et certains marabouts », décrypte Bakary Sangaré, anthropologue malien, doctorant à l’université de Leyde aux Pays-Bas. « Il y a dans ce combat une forme de révolution sociale vis-à-vis de l’Etat et des structures communautaires traditionnelles quasi féodales », ajoute-t-il. Issa Dicko illustre ce propos : « Normalement, quand tu passes sur une terre avec du bétail, tu paies la redevance au propriétaire. Koufa dit : ne payez rien, la terre appartient à tout le monde. »

Cette jacquerie a connu une embellie en 2011. La moitié du Mali est alors occupée par une coalition instable de mouvements djihadistes affiliés pour certains à Al-Qaida et de rebelles indépendantistes touareg qui avait mis l’armée et l’Etat maliens en déroute. « L’intervention militaire française du début 2013 a dispersé les djihadistes. L’accalmie n’a pas duré », se souvient Issa Dicko.

Progressivement, les groupes se sont reconstitués dans un vide étatique. Dans le centre, jusqu’alors épargné, ils s’enracinent. Hamadoun Koufa réapparaît ainsi en 2015 à la tête du Front de libération du Macina (FLM, renommé depuis la katiba du Macina), du nom de l’ancien empire peul théocratique du XIXe siècle bâti sur le djihad. Proche d’Iyad Ag-Ghali (le puissant chef islamiste d’Ansar Eddine), le FLM signe sa première opération au début de 2015 avec l’attaque d’un poste militaire malien dans le delta intérieur.

Cet événement va précipiter la vie d’Issa Dicko. « Il y avait plusieurs jeunes de Dogo parmi les assaillants tués, rappelle-t-il. L’armée a donc arrêté des proches de Koufa dans mon village. Deux jours plus tard, des islamistes nous ont accusés d’avoir dénoncé leurs gens à l’armée. “Si vous recommencez, on vous égorge”, ont-ils prévenu. » De menaces en intimidations, les villageois demandent aux autorités maliennes le droit de former un groupe d’autodéfense. Ils fleurissent dans la région, palliant l’absence de l’Etat face aux groupes de bandits, aux éléments djihadistes ou pour régler à leur façon les conflits fonciers.

Plusieurs locaux accusés de servir comme éclaireurs de l’armée malienne dans le dédale lacustre du delta ou la brousse sahélienne ont été exécutés sommairement.

La démarche du chef du village de Dogo lui sera fatale. Le 22 avril 2015, Amadou Issa Dicko est abattu sur la place du marché. « Et moi, je sais qu’ils me cherchent, confie Issa. Ils m’accusent d’être un informateur. On ne sait plus qui est qui. Qui va vous dénoncer. » Plusieurs locaux accusés de servir comme éclaireurs de l’armée malienne dans le dédale lacustre du delta ou la brousse sahélienne ont été exécutés sommairement. Les édiles ou les chefs de village, tout ce qui est assimilé au pouvoir central, est visé. Le bilan reste à établir, mais plusieurs d’entre eux ont été tués. Un rapport publié le 18 janvier par l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch, souligne ainsi que « beaucoup d’exécutions ont eu lieu dans le centre du Mali, où la présence de groupes islamistes armés et l’intimidation des populations n’ont cessé d’augmenter en cours d’année [2016] ».

La peur et la suspicion empoisonnent maintenant le delta et ses campagnes. Sévaré aussi est touchée. Le 7 août 2015, dans cette ville-caserne de l’armée malienne, des djihadistes ont attaqué l’Hôtel Byblos, où résidaient des contractuels de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), faisant une dizaine de morts, dont plusieurs étrangers. « L’armée malienne ne contrôle que la grand-route allant de Bamako jusqu’à Sévaré, après, jusqu’à Gao, c’est le Far West », s’inquiète un ogfficier de la Minusma. Sans parler des voies secondaires de circulation partant du « goudron ». C’est le règne des coupeurs de route, quand elles ne sont pas minées par les groupes armés. Dans nombre de communes de la région, l’Etat a d’ailleurs renoncé à y organiser les municipales en novembre 2016.

« Racket »

A l’incapacité de l’armée malienne à rétablir l’ordre s’ajoute une défiance légitime envers les services de sécurité et l’Etat malien en général. « Pour chaque Peul ou Touareg arrêté, l’armée demande entre 500 000 et 2 millions de francs CFA [de 750 à 3 000 euros] pour sa libération. C’est du racket. Leurs opérations de sécurisation tournent au pillage », dénonce un activiste peul. « C’est un fonds de commerce pour l’armée malienne et une source de rancœur pour les locaux », reconnaît piteusement un général malien à la retraite.

Inquiète d’une situation qui ne cesse de se dégrader, l’état-major de la Minusma prévoit d’installer à Sévaré 600 soldats sénégalais à partir du mois de février. « La réponse militaire étrangère n’est pas une solution », tranche l’anthropologue Bakary Sangaré. D’autant que les 10 000 casques bleus sont absorbés par le nord du pays, où l’application de l’accord de paix d’Alger se heurte à de nombreux obstacles, comme l’a rappelé l’attentat-suicide du 18 janvier à Gao (près de 80 morts sur une base gardée par des casques bleus).

Autre signe de la crise dans le delta intérieur du Niger, l’Etat malien abandonne le champ de l’éducation républicaine sous la pression islamiste. Dans une petite maison en terre du centre historique de Mopti, trois jeunes professeurs assument leur statut de « fuyards ». Mutés dans un village distant d’une journée de pinasse voguant sur le Niger et ses affluents, ils ont déserté leurs postes, « par peur de mourir ». De nombreux chefs de village subissent en effet les pressions des groupes djihadistes les forçant à fermer les écoles. « Ils viennent armés, ils prêchent dans les mosquées, puis ils repartent et reviennent », racontent l’un des professeurs.

Quelques jours auparavant, ils ont ainsi débarqué à la mosquée de Konna, à une cinquantaine de kilomètres de Sévaré, sur la route nationale menant à Gao. « Ils sont très mobiles », observe Soumaïla Sangaré, secrétaire général de la commune urbaine de Djenné. « Ils sont partout », ajoute-t-il : dans le delta intérieur du Niger, mais aussi au sud de la route Sévaré-Gao, particulièrement au niveau de Douentza, d’où partent dorénavant des groupes visant le nord du Burkina Faso, cible de plusieurs attaques meurtrières ces derniers mois. « Si l’Etat n’agit pas rapidement, la région va basculer dans la guerre », s’inquiète Soumaïla Sangaré. Mais, à Bamako, tout cela semble bien loin.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/01/27/apres-le-nord-le-centre-du-mali-menace-a-son-tour-de-s-enflammer_5069975_3212.html#fj6OK4tCH44vXjKQ.99

La Route de l’Or du Mali

Une caravane venant des communes de SADIOLA, DIALAFARA & SITAKILY souhaite se faire entendre par la présidence de la République 
A quand la route de l’or ?

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par Droits Ici Et Là-bas (DIEL)

Route du poisson, Route du maraîchage ; Route des mangues … C’est la  grande mode au Mali. Mais alors, à quand « La route de l’or », chez nous, dans notre commune de Dialafara !
Bornée à l’est par la falaise de Tambaoura et à l’ouest par le fleuve Falémé, nos communes sont entourées par 5 mines d’or industrielles : 2 dans la commune de Sadiola au nord, 3 dans celle de Sitakily et de dans celle de Kéniéba au sud.
Depuis 20 ans, les populations de nos communes vivent dans la poussière des pistes soulevée par le va-et-vient incessant des énormes camions de l’industrie de l’or. Nos enfants vivent continuellement dans la poussière et des maladies pulmonaires se développent chez la majorité d’entre eux pouvant aller pour certains jusqu’à leur décès !
Pourtant, nous sommes au Mali, où déjà en 1324, Kankou Moussa, dixième « mansa » (roi des rois) de l’Empire du Mali, lors de son célèbre pèlerinage à La Mecque, à Médine et au Caire, y dépensera tant d’or qu’il provoquera une chute soudaine du cours de l’or. Cette chute durera dix ans et ruinera de nombreuses personnes !
Actuellement, le Mali est toujours le troisième plus grand producteur d’or sur le continent après l’Afrique du Sud et le Ghana.

Et en 2012, la Chambre des mines du Mali a déclaré : « L’or est depuis bientôt dix années consécutives, le premier produit d’exportation du Mali, loin devant le coton et le bétail sur pied. Ainsi, l’apport du secteur minier (l’or) à l’économie nationale est estimé en 2012 à 415,23 milliards FCFA contre 350,80 en 2011 ». Selon les chiffres de l’Institut national de la statistique (Instat) la production d’or en 2015 est de 50 tonnes : 46 en production industrielle et 4 en extraction artisanale, à savoir l’orpaillage, sur plus de 350 sites, « placers », et occupant plus d’un million de personnes selon le ministère des mines.

Mais notre population, faute de routes carrossables, est isolée, délaissée par l’état et les « forces de l’ordre ». De plus, la découverte de filons d’or dans nos 3 communes a provoqué l’arrivage massif d’orpailleurs traditionnels mais également de malfaiteurs. La population est devenue la proie du banditisme et se retrouve en totale insécurité car les attaques de brigands se multiplient et deviennent de plus en plus violentes : déjà 6 personnes de tuées en 2014/2015 et de nombreux blessés, parfois très graves, sans qu’aucune autorité n’intervienne pour les protéger ou les préserver de ce danger.
Et tout cela, sans compter qu’il n’existe aucun hôpital digne de ce nom, aucune Ecole de Mines, que la flore, la faune et l’écosystème sont détruits par l’exploitation minière, que l’eau se raréfie et les nappes phréatiques sont polluées, que le commerce et l’artisanat tendent à disparaitre, que l’agriculture est abandonnée par les populations et que la sauvegarde de l’environnement et le développement durable sont quasi inexistants.
Depuis des années, nous adressons en vain lettres et pétitions au Gouvernement, mais cet or qui enrichit le pays, ne nous apporte que maladies, décès et agressions ! Cela ne peut plus durer ! Il y a urgence à agir !
A quand une « Route de l’or » financée par l’État, réalisée par les habitants de nos villages, comme chez nous, dans notre commune de Dialafara !
Nous avons déjà réalisés trois tronçons pour montrer notre savoir-faire dans 3 villages.
L’argent malien profitera enfin aux familles maliennes !
Cette route sera le prélude à un réseau d’infrastructures routières, condition d’un véritable décollage économique, non seulement pour nos villages mais pour toute la région !
Les principaux groupes miniers industriels actifs dans le pays sont le britannique Randgold Ressources, qui exploite les mines de Loulo-Gounkoto et Morilla. Sur ce dernier site, il est associé au sud-africain AngloGold Ashanti, qui développe également les mines de Sadiola et Yatela (avec le canadian IamGold).
Les communes de SADIOLA, DIALAFARA & SITAKILY , soutenues par la CISPM,
DEMANDENT LA RÉCEPTION D’UNE DÉLÉGATION DE 15 PERSONNES DE CES 3 COMMUNES AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU MALI.

CIBELE et CORENS au Forum Climat et Migrations

Compte rendu du Forum Climats et Migrations des 25-26 novembre 2016

 CIBELE et CORENS ont participé à ce forum organisé par Paroles d’Hommes et de Femmes et Sortir du Pétrole.

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La première journée a accueilli des établissements scolaires de la région parisienne pour sensibiliser les élèves aux questions climatiques, à leurs effets et aux solutions pour réduire les impacts négatifs du réchauffement.

Une exposition pédagogique en 4 panneaux présente l’argument central du forum (pourrait être utilisé ailleurs) :

  • Quels sont les principaux composants de l’atmosphère ?
  • Que provoque l’excès de gaz à effet de serre ?
  • Que déclenche le réchauffement global ?
  • Comment le changement climatique peut-il chasser les gens de chez eux ?

 

Le lendemain, les principales interventions ont traité de :

1 – de la nécessité de renoncer aux énergies fossiles (intervenants : V. Rondreux, l’association Adriasta (Arthur Keller). Le déclin inévitable est démontré pr la consommation de baril de pétrole nécessaire à la production d’un baril de pétrole.

2 – Benoît Lebot (représentant de l’association NégaWatt), est intervenu sur l’efficacité énergétique. Peu convaincant.

3 – Abdoulaye Bâ (IDA–Intégrer, Développer, Agir), Makan Fainké (ARCKF) et Chaden Diyab sont intervenus sur les questions migratoires : que fait le changement climatique aux pratiques migratoires ?

4 – un temps a été consacré à la permaculture, autour de l’intervention d’Agathe Roubaud. Interrogée par nos soins, il semble que la permaculture a des propositions en matière de restauration des sols pollués. Contact à travers Makan Fainké.

5 – Le Collectif Roosevelt a resitué les questions migratoires et climatiques dans leur environnement financier et économique : justice sociale, justice climatique et partage de l’emploi sont indissociables.

Dans l’ensemble, les mesures proposées consistent à se replier sur le local, devenir auto-suffisant, rapprocher les producteurs des consommateurs. Toutes choses que l’on sait déjà. Certes, le thème du forum était centré sur le lien entre migration et climat, mais on ne peut s’empêcher de penser que dans un certains sens, le climat a bon dos, pour expliquer les phénomènes migratoires sans convoquer les stratégies financières des grands groupes mondialisés et sans évoquer les accaparements de terre .

Environ trente personnes ont participé au forum (hors scolaire).

Nicolas Leclerc : membre de Cibele

 

https://forumclimatsmigrations.wordpress.com/2016/10/11/forum-climats-et-migrations-programme/

Rencontres cinématographiques

Pour un cinéma citoyen

Aire-sur-la-Lys 2, 3 et 4 novembre 2016

Bilan d’une première expérience

 Rappel

Ce programme de Rencontres Cinématographiques a fait l’objet de nombreux échanges exploratoires à partir du printemps 2015, notamment avec

Jean-Pierre Boens, président de l’Office du Tourisme d’Aire-sur-la-Lys, Anne Lidove directrice de Cinéligue, Benoît Lecolley, directeur de l’AREA, Philippe Colle, adjoint à la culture et à l’enseignement de la ville d’Aire-sur-la-Lys, Francine Wallaert du CDSI de Boulogne et Brigitte Millecamps, présidente de l’association Les amis  de Montreuil et de son pays et de l’association Manifest’Action de Montreuil.

Après avoir envisagé de lancer cette nouvelle activité de CORENS simultanément dans trois communes du Pas-de-Calais, nous avons choisi cette année Aire-sur-la-Lys pour ces qualités d’accueil et de proximité des collégiens et du public  Airois.  Nous proposons de présenter l’année prochaine un projet plus élaboré à nos interlocuteurs(trices) d’autres collectivités.

Programme retenu pour le cycle 2016

Plusieurs appellations ont été proposées. Depuis Africiné (titre auquel il a fallu renoncer : c’est le nom du site de la Fédération Africaine de la Critique Cinématographique), suivi par Afrikiné, puis Afrique-Orient. Ce dernier titre a finalement été très peu utilisé : l’un des films programmés concernait les migrations vers les USA, au départ de l’Amérique latine. Peut-être est-il plus judicieux de ne pas introduire de spécification, ni géographique, ni thématique : Pour un cinéma citoyen, suffit peut-être.

2 novembre 2016

Projection de Timbuktu d’Abderrahmane Sissako (2014), dans le cadre du programme Arts et essais de l’AREA, suivi d’un débat avec le public, animé par CORENS autour d’un pot de l’amitié.

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Environ 40 personnes ont assisté à la projection et la moitié d’entre elles au débat.

Deux thèmes principaux ont été abordés au cours de ces échanges :

a) l’activité de CORENS replacée dans le contexte de la politique nationale et régionale de coopération depuis le milieu des années 1990.

b) la situation actuelle dans la partie nord du Mali

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Rencontres AFRIQUE-CINEMA

Les 28 et 29 septembre 2016, à l’UNIVERS, 16 rue Danton, à Lille : (http://www.lunivers.org/),

CORENS, engagé depuis une trentaine d’années dans la coopération décentralisée entre notre région et la région de Kayes au Mali, vous invite aux Rencontres Cinématographiques AFRIQUE-CINEMA, pour partager nos réflexions sur le développement, les interdépendances entre les pays occidentaux et les pays africains, et sur la solidarité internationale.

En partenariat avec 3 FILMS 14 et grâce à un financement de la région des Hauts de France

 

Au programme (début de séance : 19h30 – entrée libre)

Mercredi 28 septembre 2016   REALITES OUEST-AFRICAINES

campaore_capture-decran-2016-08-19-a-11-42-17    Une révolution africaine, les dix jours qui ont fait chuter Blaise Comparé

(99 mn)Film de Boubacar Sangaré et de Gidéon Vink/ 2015 / Burkina Faso/ Semfilms production.

Dans une chronologie journalière, le film retrace les action des dix derniers jours d’un régime vieux de 27 ans.

 

barakeden_capture-decran-2016-08-19-a-11-39-18                     Barakeden, les petites bonnes de Bamako

(56 mn) Film de Adeline Gonin/2015/Mali/ Production : L’échangeur, Attention Chantier

Comme des dizaines de milliers de jeunes filles, Oumou travaille comme « petite bonne » à Bamako. Au village, Hawa s’apprête à partir pour la première fois à la capitale…

Jeudi 29 septembre 2016    EXPERIENCES MIGRATOIRES

bisimalah_01capture-decran-2016-08-19-a-14-36-16                        Bisimillah

 

(25 mn) Film écrit et réalisé dans le cadre des Ateliers vidéo d’Attention Chantier (2015-2016)/Coordination Guglielmo Scafirimito, Louise Mercadier

Bisimillah a été réalisé au foyer Bisson dans le 20ème arrondissement. Le film suit les premier pas de Zak un migrant qui débarque à Paris. Aidé par son cousin qu’il a rejoint au foyer, il tente d’apprivoiser les conditions de sa nouvelle vie d’immigré en France.

la-jungle-1_capture-decran-2016-08-19-a-11-27-28                        La jungle

(17 mn) Film produit et réalisé par l’association Polyvalence/

Ce court métrage documentaire invite à découvrir la réalité de ce qu’est « la jungle de Calais »… Ce qu’elle fut plutôt, avec l’expulsion du lieu par les autorités françaises. Ce qu’elle a été pour les migrants, dans leur intolérable tourmente, un lieu d’humanité.

hope_capture-decran-2016-08-19-a-11-34-00                          Hope

(91 mn) /2014/France /Film de Boris Lojkine/Production Bruno Nahon, Zadig Films.

Léonard fuit le Cameroun, Hope fuit le Nigéria. Ils traversent le Sahara, et sont confrontés au Maroc, à l’injustice, à la violence et au racisme. De là, la route vers l’Europe sera leur chemin douloureux…

Les deux séances seront suivies d’un pot amical

EXPOSITION Histoire(s) de papiers, par Marie Bourdeau
Produite par CORENS et le GEMDEV

 

La coopération décentralisée peut-elle être « publique » ?

Conférence-débat, organisée par CORENS, le 2 février 2016, à la MRES de Lille.

Elle fut animée par :

Ginette Verbrugghe, Présidente de la MRES et ancienne vice-présidente du CR NPdC en charge de la Coopération décentralisée :

Les modalités d’élaboration des politiques publiques

Yannick Lechevallier, Directeur de l’agence “Monde commun” :

Coopération décentralisée et développement local ici et là-bas :

une asymétrie dépassée ?”

Michèle Leclerc-Olive, Chercheure, membre de l’IRIS (Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les Enjeux Sociaux, CNRS-EHESS) :

« La « chose publique » à l’heure des décentralisations »

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PADRIMA : Problématique minière

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Le comité scientifique du volet « Problématique minière » du PADRIMA

Au sein du PADRIMA (Programme d’Appui au Développement par les Richesses minières et Agricoles, porté conjointement par le Conseil Départemental du Pas-de-Calais (CD62) et le Conseil de Cercle de Kéniéba (CCK) – mars 2014 à février 2017), CORENS s’est engagé à faciliter la réalisation du volet Problématique minière.

Dans le cadre du volet Problématique minière du PADRIMA,

un chargé de mission a pour tâche de :

* Consolider et accompagner les intercommunalités en gestation dès avant le PAIRCK (programme CD62/CCK précédant le PADRIMA)

* Animer le débat local autour de la création d’un réseau de « territoires » miniers. Il s’agissait notamment de réfléchir aux entités socio-politiques qui doivent en faire partie : les seules collectivités territoriales ou, pour être au plus près des activités concrètes elles-mêmes, les communautés villageoises, que celles-ci pratiquent l’orpaillage ou qu’elles voient leurs terres accaparées par des industries extractives détentrices de permis accordés par l’Etat ?

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La Situation sécuritaire au Mali

L’Institute for Security Studies (ISS)  vient de publier en juin 2016 un rapport très documenté que nous pouvons mettre à votre disposition.

GROUPES ARMES AU MALI : AU-DELA DES ETIQUETTES 

Résumé : Au Mali le nombre de groupes armés a augmenté régulièrement depuis la crise de 2012, bien qu’une bande importante de la partie nord du pays soit sous le contrôle des autorités nationales. Les groupes armés se sont formés soit juste avant soit en réaction aux négociations pour la paix, et leurs revendications semblent souvent basées sur des intérêts communautaires ou individuels. Ce rapport éclaire les retards du processus de paix, notamment avant que les Accords soient signés en juin 2015 et les difficultés dans sa mise en œuvre depuis.

Le document (12 pages) vous sera envoyé sur simple demande à l’adresse : mail@corens.net

CALAIS JUNGLE 2016

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Polyvalence et l’Auberge des Migrants (Calais) diffusent un court métrage documentaire sur la zone sud de la jungle qui risque d’être très prochainement détruite. Ce lieu, qui pourrait bien n’être bientôt plus que des archives, a été pour les migrants, dans leur intolérable tourmente, un lieu d’humanité.

Polyvalence et l’Auberge des Migrants nous invitent à diffuser très largement ce film dont la bande-son est tirée de la radio de la Jungle.

https://www.youtube.com/watch?v=8nbtVtnhE7k

Il faudra sans doute retaper le lien …

Pour une citoyenneté hospitalière et documentée