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Lettre ouverte de Yann Moix à E. Macron. 21 janvier 2018

Crédit : Europe 1

L’écrivain Yann Moix fustige dans une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron, l’écrivain Yann Moix fustige la politique migratoire de la France, et plus particulièrement le traitement infligé aux migrants à Calais.

L’article, publié sur le site de Libération, comporte des séquences-vidéos tournées à Calais. Vous pouvez les consulter : http://www.liberation.fr/debats/2018/01/21/monsieur-le-president-vous-avez-instaure-a-calais-un-protocole-de-la-bavure_1624132

Monsieur le Président de la République, chaque jour, vous humiliez la France en humiliant les exilés. Vous les nommez « migrants » : ce sont des exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un destin. Réchappés du pire, ils représentent cet avenir que vous leur obstruez, ils incarnent cet espoir que vous leur refusez. C’est à leur sujet que je vous écris. Lire la suite…

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Boubacar Traoré, le dernier western …

Comment ne pas partager cet article publié par Jeune Afrique sur Boubacar Traoré ? Si vous voulez visionner les vidéos de Aïssatou Diallo, et écouter Boubacar Traoré, voici l’URL qui donne accès à la page de Jeune Afrique

http://www.jeuneafrique.com/502702/societe/musique-boubacar-traore-le-dernier-western/

Musique : Boubacar Traoré, le dernier western

ar – Avec les vidéos de Aïssatou Diallo

À 75 ans, le lonesome cowboy du blues malien fait toujours parler la poudre. Parti se ressourcer sur les rives du Mississippi, il donne une série de concerts mélancoliques et pétaradants à Paris.

Quand il monte d’un pas lent sur la scène parisienne du New Morning, le public métissé de la salle de concert retient son souffle. Silence de saloon à quelques secondes d’un duel musical qui sera mortel. Sous son éternelle casquette, Boubacar Traoré porte un costume rayé. Une silhouette de Dalton de bande dessinée, de taulard évadé, qui dégaine sans préambule sa guitare acoustique comme une Remington. Le bluesman lâche les chevaux, et nous voilà partis pour une longue cavalcade (plus de 2 heures 30 de concert) dans le wild wild west malien.
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Famille syrienne ou InSyriated ?

En proposant le dernier film de Philippe van Leeuw, Une famille syrienne[1], dans le cadre des Rencontres Cinématographiques d’Aire-sur-la-Lys (29 novembre 2017), nous avions prévu d’animer un débat à l’issue de la projection. Mais sous l’émotion qui perdura longuement après la fin du générique, ce ne fut pas aisé d’ouvrir la discussion sur la situation syrienne. Comme l’a fait remarquer un spectateur, le film ne porte pas à vrai dire sur l’actualité syrienne mais sur la souffrance des civils, victimes d’une guerre qui pourrait se dérouler n’importe où. On ne peut que compatir avec les personnes qui subissent les violences entrainées par un tel conflit, se révolter contre les guerres en général, tout en pensant sans doute que l’ « on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs », comme le note un dicton bien connu.
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Le Franc CFA : déni de l’histoire monétaire françafricaine ?

 

Nous avons grand plaisir à poster cet article de Kako Nubukpo annoncé dans le préambule du texte d’Achille Mbembé et Felwine Sarr (voir infra).

Franc CFA : les propos de M. Macron sont « déshonorants pour les dirigeants africains »

L’économiste Kako Nubukpo fustige la position du président français sur le CFA, qu’il juge « imprécise et caricaturale ». Par Kako Nubukpo (Directeur de la Francophonie économique et numérique de l’OIF)

LE MONDE Le 29.11.2017

Ce que nous redoutions depuis des années s’est produit hier, mardi 28 novembre, à l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, au Burkina Faso, lors des échanges qui ont fait suite au discours de M. Macron. Une façon arrogante, pour ne pas dire plus, de la part de M. Macron, d’exprimer le déni de l’histoire monétaire françafricaine, renvoyant les dirigeants africains à leur servitude monétaire volontaire, les mettant à nu de la pire des façons, à travers des réponses d’une violence symbolique inouïe, dont la plus emblématique fut sans doute :

« Le franc CFA est un non-sujet pour la France »

Le franc CFA fait couler beaucoup d’encre, depuis longtemps, avec une accélération et une tension sans précédent depuis quelques mois. On était donc en droit de s’attendre de la part de M. Macron, dans le cadre d’un discours à une jeunesse africaine préoccupée à juste titre par son avenir, à des propos structurés, réfléchis et fortement argumentés sur sa vision de l’avenir de cette monnaie, à l’intérieur même de son discours. Mal nous en a pris, car de franc CFA, il ne fut guère question.

Siphonage des ressources africaines

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Franc CFA et langue française : deux survivances … 

Un vaste débat est engagé par des penseurs africains et par des mouvements de jeunes sur la nature des relations que la France entretient avec les pays d’Afrique. Nous avions en 2010 organisé un Forum international à Kayes (Mali) sur Langues nationales et décentralisation. Certains d’entre nous ouvrent également cette année un séminaire de recherche Réserves minières et réserves de change dans les pays de la zone Franc. Nous avons le plaisir de reproduire sur ce blog les articles publiés dans le Monde par Achille Mbembé et Felwine Sarr et  par Kako Nubukpo : ces textes rédigés à l’occasion de la visite d’E. Macron à Ouagadougou. Que ces auteurs soient ici remerciés pour leurs réflexions qui contribuent à décoloniser nos imaginaires et ouvrent des perspectives de dialogue pour l’avenir de toutes et de tous. 

« Africains, il n’y a rien à attendre de la France que nous ne puissions nous offrir à nous-mêmes ! »

Avant le discours du président Macron à Ouagadougou, les philosophes Achille Mbembé et Felwine Sarr estiment que la France reste un problème pour le continent.

Emmanuel Macron accueillis à l’aéroport de Ouagadougou par le président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kabore, le 27 novembre.  http://img.lemde.fr/2017/11/28/0/0/3500/2332/1536/0/60/0/2135e5b_31867-75r2n9.5kuv7.jpg

Fermons un instant les yeux sur ces spectacles d’un autre âge que nous offrent les chefs d’Etat africains accueillant parfois jusqu’à l’obséquiosité le locataire de l’Elysée du moment. Figure obligée et sempiternelle de telles cérémonies : la foule massée au bord des routes, haute en couleur et tambours battant, attendant des heures sous un soleil de plomb ; certains pays allant même jusqu’à fermer leurs écoles pendant quarante-huit heures pour honorer comme il se doit cet invité de marque au nom d’une hospitalité africaine de légende.

Fermons-les encore sur cette autre scène : ces sommets France-Afrique ou Afrique-France, où un chef d’Etat d’une puissance moyenne réunit une cinquantaine de ses homologues africains et leur administre des leçons de démocratie, de sécurité, d’économie, de droits humains et de bonne gouvernance, quand il ne les rabroue pas purement et simplement.

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« Prédations minières » en débat

L’ouvrage collectif, Anthropologie des prédations foncières. Entreprises minières et pouvoirs locaux, (EAC, 2017), issu de diverses rencontres organisées par CORENS, a donné lieu à plusieurs conférences-débats (Paris, Bordeaux, Montpellier, etc.)

Le compte rendu de l’une d’entre elles donne une idée des échanges autour de ces prédations minières, et montre que le problème se pose pour tous les pays « riches en ressources ». La malédiction des ressources …

Michèle Leclerc-Olive, Anatomie d’une transaction entre une société canadienne et une communauté villageoise malienne. Quelques réflexions épistémologiques. 

En introduction, Michèle revient sur les trois niveaux de son analyse : Lire la suite…

20 octobre à l’Univers (Lille) Sur la piste de l’or, Kéniéba

Le 20 octobre 2017, à 20h

Cinéma L’Univers à Lille (16 rue Danton, 59 000 Lille)

Sur la Piste de l’Or, Kéniéba

Documentaire (50 mn) écrit par Nicolas Leclerc et réalisé par Enis Miliaro

Depuis la fin des années 1990, les pays « riches en ressources » ont été invités par la Banque Mondiale à libéraliser leur code minier afin d’attirer les sociétés minières étrangères.

Plusieurs sociétés, multinationales pour la plupart, se sont implantées dans l’Ouest du Mali afin d’y exploiter l’or. Avec la complicité de l’Etat malien, elles exproprient les communautés villageoises qui y pratiquent l’agriculture et l’orpaillage depuis des centaines d’années. Ces violences, physiques et symboliques, sont passées sous silence par les entreprises extractives qui cherchent à gagner l’opinion publique occidentale et fidéliser leurs investisseurs. Et, bien sûr, ces richesses quittent le pays sans véritable contrôle et sans réelles retombées économiques locales, mais entraînant beaucoup de dégâts environnementaux.

Produit par 3 FILMS 14 et CORENS, grâce au soutien du CD du Pas-de-Calais.

 

Un débat autour d’un pot amical suivra la projection

  

Anthropologie des prédations foncières

A partir des différentes journées d’étude que CORENS a organisées (notamment grâce à l’appui du Conseil départemental du Pas-de-Calais) ou auxquelles ses membres ont participé, un ouvrage collectif vient d’être publié aux Editions des Archives Contemporaines.

N’hésitez pas à le commander, soit auprès de CORENS, jeanpierre.bethune@free.fr ou mleclercolive@gmail.com, soit auprès des EAC (http://www.archivescontemporaines.com/)

https://i1.wp.com/iris.ehess.fr/docannexe/image/3601/leclercolive-predations.png

Depuis le tournant des années 2000 l’extraction des matières premières (pétrole, or, métaux rares, etc.) a connu une croissance sans précédent, bouleversant les écosystèmes locaux dans les zones où ces industries s’installent ; des opérations commerciales à grande échelle accaparent des terres paysannes et de grandes agences de coopération soutiennent des programmes de modernisation de la

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Le Salvador interdit les mines métallifères

Article publié par Les Amis de la terre  (www.amisdelaterre.org) 28/04/2017

Décision historique : Le Salvador devient le premier pays

à interdire les mines métallifères

Fin mars dernier, le Salvador a écrit une page d’histoire en devenant le premier pays au monde à interdire les mines métallifères. Le succès de cette lutte de plusieurs décennies est la preuve que des citoyens peuvent gagner face aux intérêts des multinationales. Voici comment le peuple du Salvador s’est attaqué aux géants de l’industrie minière.

Au Salvador, l’industrie minière a une histoire bien sombre. Des années de politiques de dérégulation en faveur des investisseurs, couplées à une rapide industrialisation, ont entraîné une contamination généralisée des rivières et des eaux de surface, empoisonnant les populations et détruisant les terres agricoles. Il n’est pas toujours possible de rendre l’eau potable, même en la faisant bouillir ou en la filtrant. Une étude environnementale démontrait que le projet de mine de Pacific Rim utiliserait 10,4 litres par seconde, un volume d’eau suffisant pour approvisionner des milliers de personnes.

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Une faute peut en cacher une autre …

QUELQUES REFLEXIONS SUR L’HISTOIRE RECENTE DE NOTRE COOPERATION EN REGION DE KAYES

Cela fait de nombreux mois que nous n’avons pas publié de bilan analytique des activités de CORENS en région de Kayes.

Rappelons le cadre logique, co-élaboré avec nos partenaires maliens qui a guidé l’action conjointe jusque fin 2014. Il s’agissait d’accompagner les collectivités (ou intercommunalités infra-régionales) dans leur dialogue avec le Conseil Régional de Kayes sur les questions de développement.

Le CRK va à la rencontre des intercommunalités de son territoire (EX : DADL), et les intercommunalités s’équipent pour dialoguer de manière fructueuse avec le CRK (EX : ADT).

Après l’année de coopération avec l’ADTRK (Agence de Développement Territorial EN Région de Kayes) – appelée « année de transition » – venue à échéance le 30 novembre 2014, la région Nord-Pas-de-Calais nous avait indiqué que selon elle, l’ADTRK avait atteint un niveau de maturité rendant inutile l’accompagnement de CORENS. Au nom de la nécessaire « autonomisation » de l’ADTRK, ce sont les services du CRNPdC qui ont assuré en direct la gestion des subventions accordées à l’ADTRK. Nous nous permettons de souligner qu’entre le 1er décembre 2014 et le premier versement effectif du CRNPdC (juillet 2015), c’est CORENS qui, sur ses fonds propres a assuré les salaires et le fonctionnement de l’équipe ! Ni le CRNPdC, ni l’ADTRK n’ont jugé nécessaire de nous remercier, encore moins de nous rembourser.

La dernière demande de subvention déposée conjointement par CORENS et l’ADTRK, stipulait :

DE L’AIDE AU DEVELOPPEMENT à LA SOLIDARITE CITOYENNE

Aujourd’hui, la responsabilité de la coopération décentralisée dépasse très largement la seule question de l’amélioration des conditions de vie des populations locales, et même celle du développement local.

Ses programmes ont à contribuer à l’émergence, tant au Nord qu’au Sud, de citoyennetés conscientes non seulement de l’interdépendance des situations que les uns et les autres vivent, mais plus encore de montrer que c’est ensemble que les populations du Nord et du Sud pourront construire un développement équitable et un avenir de paix.

La coopération décentralisée, par sa pratique quotidienne, et tout particulièrement par ses rencontres et ses échanges, contribue à réduire le risque de faire de l’Europe une forteresse à assiéger, en consolidant des liens d’amitié comme autant d’alternatives à la diabolisation et la criminalisation des étrangers.

Mais cette orientation, même si elle semblait conforme aux objectifs mis en avant par l’Association des Départements de France, n’a pas paru pertinente aux yeux des décideurs régionaux.

Comme nous y étions « invités », nous avons donc réduit – contraint et forcé – notre activité et recentré celle-ci sur l’organisation en Région de conférences et de projections-débats autour de films documentaires et de fictions.

De juin 2015 à septembre 2016, nous avons ainsi expérimenté ce type d’activité, nouveau pour nous, même si depuis 2008 nous préconisions la réalisation de films documentaires destinés à servir de support pour le débat sur le développement, tant au sein des associations de migrants que sur le terrain en région de Kayes. Ce programme a été mené à bien à Lille (grâce au financement du Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais). Cela nous a donné envie de tenter la même expérience dans le Pas-de-Calais : le CD 62 a soutenu cette initiative dont nous avons rendu compte sur ce blog.

Revenons aux activités en région de Kayes.

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